NOS BONNES TABLES

Charleroi et environs

 

Pourquoi aller manger, par habitude, dans des endroits moyens, alors qu'il y en a de très bons, et à tous les prix ? Lassé de voir de jeunes artisans, ou de vieux passionnés, devoir fermer leurs maisons par manque de clients, j'ai décidé de dresser ici une petite liste (bien incomplète) d'endroits où nous aimons manger, et où on vous servira bien, et uniquement de bonnes choses.


News

10/06/2013 : GO GO U-GO ! : Le restaurant "U-GO" fait peau neuve, nouveau logo, nouvel élan, et une toute nouvelle carte des vins à thcèèèèrrr à terre !!! 

 

02/06/2013 : Avez-vous déjà goûté aux Gyoza du chef Tienchi Chi à l'ESPRIT BOUDDAH à Gosselies ?? Mais foncez, malheureux, c'est une tuerie !! A sa carte, que des produits frais, des plats hors du commun, mais aussi des whiskys du monde entier, des thés d'une grande finesse et un choix de vin intelligent.

 

20/05/2013 : ANDIAMO ! : "Le Recommandé" a réouvert, enfin, après deux ans et demi de fermeture à cause des travaux de la Chaussée de Bruxelles, ce joli restaurant de Dampremy accueille désormais à nouveau les amateurs de fine et précise cuisine italienne !

 

16/04/2013 : VIANDE !! : Envie d'une super viande ? La FERME DE LA GANTERIE sur le Place de Ham-sur-Heure combine boucherie, traiteur, point de vente Wittamer et à l'étage un petit restaurant sympathique, ouvert tous les midis en semaine et le vendredi soir. Vous pouvez même choisir votre pièce de viande au comptoir en bas, la cuisson etc et on vous le sert pour un "droit de cuisson" de quelques sesterces !

 

01/02/2103 : AU GRE DU VENT : "There is a new Sheriff in town", ai-je écrit un peu partout sur facebook et ailleurs, après avoir été goûter la cuisine de Stéphanie Thunus au GRE DU VENT à Seneffe. Superbe maison, toute neuve, toute belle, une assiette de folie et une carte des vins explosive ! De quoi ravir les gastronomes de toute la région et même au-delà !

 

19/03/12 : NEW DELICE : Vent nouveau au DELICE DU JOUR à Gerpinnes. Fabrizzio Chirico a enfin décidé de se reconcentrer sur son outil principal, et que de changements : chariot de pain, chariot de thés, chariot de fromages, chariot de mignardises, cave à cigares, nouveau sommelier, nouveaux vins... et une nouvelle énergie dans l'assiette. Bravo ! 

 

20/03/12 : ALTRO CASA : Franco, un des fils de "Tony et Paola" de Monceau Hameau a ouvert "La Casa Nuova", Route de Gozée à Montigny-le-Tilleul. Cuisine italienne classique dans un beau cadre élégant et confortable.

 

15/11/11 : CASA DE PIERO #3 GO ! : La Ca'Del Piero Pazzo a réouvert ses portes près de la Place de Montigny-le-Tilleul ! Piero vous sert comme auparavant tous les midis en semaine, plus le vendredi soir. Rue Desiré Quenne 4, 6110 Montigny-le-Tilleul 071 436204 

 

 


Note : étant fort actif sur Facebook, où je poste depuis 2007 des photos et des commentaires sur tous les repas que nous faisons, je n'update plus ces pages qu'occasionnellement, et uniquement avec les maisons exceptionnelles.

Retrouvez désormais les photos et compte-rendus de mes repas

sur le groupe "Gastro'bon Carolo" :

https://www.facebook.com/groups/GastroBonCarolo/


 

LA GRANDE CLASSE.

 

Au Gré du Vent

Grande bâtisse moderne aux murs sentant le neuf à la sortie du zoning industriel de Seneffe, ils disposent de leur propre parking en face. Cadre lumineux et très moderne. Noir et gris aux reflets parmes. Mobilier en cuir et tables dressés sobrement. Service en uniforme. Bel accueil. Très précis.

D'emblée on est séduit par le choix des apéritifs : Ils ont du sherry. Bonus Xérès ! S'en suit un choix de champagne, vins, etc, fort relevé ! La carte des vins est topissimme, visiblement concoctée par un grand professionnel, voire un génie absolu, mais également on sent derrière cela une touche d'humilité dans la manière dont elle a été conçue. :-) Mises en bouche de très haut vol. Tartare de chinchard, œuf de caille poché dans un velouté de cèpes, purée de rattes et chips de vitelotte. Etc.  Trois pièces cuisinées dont deux chaudes suivies de deux mini plats magnifiques. Niveau 16/17 !! Pain super. Beurre super. Fleur de sel et poivre grains. Verrerie, couverts, nappes, tout est top. La (LA) chef est Stéphanie Thunus, ancienne de la maison du cygne et seconde d'Evan au Grill aux Herbes à Wemmel (17/20 GM). Cœur de cabillaud. Beau tronçon. Cuisson impeccable. Petits sticks de chorizo. Palourdes tout autour (6) et gourmandes parce qu'au beurre aux herbes et ail !! Un délice. Jus d'herbes et émulsion crémeuse aux coquillages. Présentation magnifique. Jus très goûteux. J'ai juste demandé une cuillère afin de pouvoir mieux racler poisson ET jus mélangés. Excellent. Et je dois dire, impressionnant. Suivent les Langoustines de Guilvenec en trois préparations (carte) : 1 : Une grosse coupée en deux dans longueur et cuite au four avec beurre et herbes. Servie entière avec les minces et les outils pour les casser/speppier. Magnifique. Saveur précise. Service gourmand. Petite salade de pousses, herbes et chizo avec vinaigrette légèrement aigre douce. Petite bisque crémeuse dans un petit verre. 2: Une autre, décortiquée et en "Bonbon croustillant" de pâte philo ou brik avec petite mayonnaise à la rouille. Fier bon mais le milieu du bonbon était mou, la brik humectée par la langoustine avait molli. 3: Tartare avec Avruga et sauce crémeuse. Trop d'avruga et trop de crème, et tartare pas parfaitement coupé (des morceaux tenaient ensemble par un filin ou tendon). Une superbe Canette de Challans plus tard, arrive le Pré dessert : une composition de carottes et oranges agrémentées d'une petite glace et d'une tuile de nougatine. Fort intéressant. Jus léger aux agrumes et zestes. Et enfin : Dame blanche turbinée minute. Ma commande était un piège car ce grand classique permet de calibrer un chef sur la rigueur à apporter à une recette simple mais précise. Et le résultat fut ahurissant. Crème glacée, je dis bien CRÈME GLACÉE top de chez top, consistance parfaite, pas trop sucrée et très lactée. Une merveille. Chocolat chaud amer juste fondu et délicieux. Et enfin de la crème fouettée à la main, pas chantilly (ferme) mais crème fouettée (moelleuse). Tuiles de chocolat fondant décorée de poudre d'or. Parfait. 19/20 pour ce dessert !!!!

Après des mignardises fines et esthétiques, je n'ai pu que congratuler la Cheffe pour la qualité de ce repas. En salle Sébastien Guchet, son époux, accueille avec classe les gourmets, pendant que Jean-Adelson, jeune sommelier ayant fait ses armes chez Andy De Brouwer aux Eleveurs, assure le service des vins. Bilan magnifique pour cette nouvelle maison. Le. Niveau est très haut, et ne fait que grimper depuis !!

Pour le GPS, encodez : Rue de Soudromont 65, Seneffe

 

 

U-GO   

Haine-St-Pierre (La Louvière) -  A la sortie de La Louvière, près d'une vieille gare abandonnée, se trouve un petit restaurant ouvert fin 2007 par un jeune chef d'origine sicilienne nommé Ugo. Petite salle au design moderne et soigné. Accueil simple par un grand maître d'hôtel italien aimable et digne. Ambiance beige et brune. Plafond noir miroir et lustre enrobé d'un abat jour noir. Menu unique de 3 services en choix multiples (mais j'ai pris demi entrée en plus). En mise en bouche un gaspacho de tomates siciliennes surmonté d'un espuma d'orange le tout servi dans un petit cornet de verre et a boire à la paille. Magnifique. Explosion méditerranéenne sur les papilles. St jacques juste saisies gratinées au toscanello, raisins et pistache, sauce mozzarella. Il est rare qu'on soit étonné par un plat de st-jacques. Mais là quelle claque. Trois belles noix posées sur les pistache et raisins et en bouche une éruption volcanique de puissance et de finesse a la fois. Sucre sel et acidité du raisin. Douceur du coquillage. Résultat EPOUSTOUFLANT. Ensuite mon entrée, filet de rouget et scampis, spaghetti de courgette, sauce de crustacés au chocolat blanc. Aussi une très belle réussite. Le chocolat n'est pas perceptible en soi mais donne un côté velouté et soyeux à la sauce, mousseuse et légère. Scampi juste saisis et frais, chair douce et fondante. Rouget bien humide et donc juste cuit comme il faut. Petite tombée de légumes. Parfait avec juste un POIL trop de sel. Pantacce à la chair de saucisse avec champignons crème et tartuffata. De nouveau incroyable puissance savoureuse. Petites pâtes en forme de radiateurs et chair à saucisse juste saisie, encore rosée. Truffe et champignons. Copeaux de vieux parmesan et un filet de crème. Seul reproche : trop copieux (pour moi), mais sinon plat somptueux de force et de simplicité. Cassatta sicilienne a la ricotta pistache et fruits confits. Véritable Cassatta faite maison. Petit bloc a la forme de vague surmonté d'un trait de coulis de fruits rouges. Belle quantité de fruits secs. Récemment, une seconde visite, et un plat fantastique en entrée, des crevettes tigre de Madagascar, servies droites sur l'assiette, juste saisies, et pas recroquevillées (donc cuites sur une brochette, qui est enlevée par après), sur un lit de grands champignons CRUS marbrés d'un dessin d'huile d'olive poivrée au pinceau, tranchettes de pêche blanche, et une purée de légumes racines. C'était Ahurissant, fantastique, je n'en revenais pas de la qualité de ce plat. Carte des vins très intéressante, en pleine évolution, avec choix malin sur chaque région de France et aussi d'Italie. Nouveau logo et nouvel élan depuis début 2013, un chef en plein déploiement de ses ailes, et quelle envergure !! Chaussée de Redemont 179, 7100 Haine-St-Pierre - 064 284800

 

Les Trois P'tits Bouchons

Ce restaurant a ouvert en janvier 2004 à l'avenue de l'Europe à Charleroi à la suite de l'association de l'ancien sommelier et de l'ancien second de l'Eveil des Sens. Déménagé depuis mai 2011 dans une grande Villa à Mont-Sur-Marchienne, il est et reste « le » rendez-vous des amateurs de bons vins à Charleroi, le carrefour des œnologues et des négociants, qui viennent y faire goûter leurs dernières découvertes. Aux fourneaux, Yo (ancienne doublure officielle de Jackie Chan dans les films de sa période bleue de 1992 à 1994, également éleveur de chiens-saucisse de race liechtensteinienne, et chanteur lyrique injustement ignoré), un talentueux cuisiner japonais apportant la touche exotique sur des produits du terroir qu'il semble affectionner, comme pieds et oreilles de cochon, tripes, boudin de caille, etc, tout en laissant la part belle aux poissons, crustacés, coquillages etc. En salle, Roland Kempinaire (jeune sosie de Errol Flynn originaire de Couvin, champion de hockey, de curling et de danse tantrique orientale, et sommelier autodidacte de très grand talent, et ayant traversé de nombreuses grandes maisons dont le Sanglier des Ardennes, comme Obélix, oui - également secrètement affilié au fan club des Musclés), sert des verres dans tous les sens aux carolos assoiffés, tel un Robin des Bois des cépages. La carte inspirée et exaltante, change régulièrement selon les produits du marché : mille feuille de maquereau frais sur lit de semoule orientale ; soupe de cèpes avec escalope de foie gras poêlée ; saumon fumé farci de crevettes grises, avocats et coulis de tomates au basilic ; turbot servi avec une sauce aux coquillages ; salade de foie gras aux haricots verts ; bouillabaisse à la façon du vieux port ; ou l’incroyable entrecôte de bœuf à la japonaise... Tout est très bon, fin ou goûteux, précis, frais, et absolument excellent. Certes la clientèle est parfois un peu bruyante, surtout un gros Monsieur velu à casquette qui conspue systématiquement le premier vin blanc qu'on lui sert. Mais il paraît que c'est pour rire. :-) La carte des vins est magnifique, principalement constituée de vins français avec tout ce que l'on peut rêver comme grands flacons d'inspiration, mais aussi un peu d'italien et du monde, découverts par le patron au nez d'une grande finesse au propre comme au figuré. La maison propose à intervalle réguliers des soirées « japonaises » avec menu unique du Pays du Soleil Levant. Depuis son déménagement dans une grande villa de l'Avenue Paul Pastur de Mont-sur-Marchienne, la maison se donne les moyens d'oser un beau menu et est partie pour une seconde vie qui, on l'espère sera, comme une sorte de trek, longue et prospère ! Leur ancienne adresse a réouvrert le 5 janvier 2012 sous le titre de "La Cantine des Bouchons" et propose une cuisine "terroir & familiale" à la Belge (voir plus bas). Chouette ! 

Le Délice du Jour   

Vent nouveau au DELICE DU JOUR à Gerpinnes. Fabrizzio Chirico a enfin décidé de se reconcentrer sur son outil principal, plein de changements et une nouvelle énergie dans l'assiette. L'élégante maison en bordure de la N5 est toujours là, et un ravalement de façade est prévu pour les mois à venir. Cadre toujours clair et spacieux, bois clair et beige/gris, avec un grand jardin où l'on sert  en été. Un nouveau salon en cuir a été installé devant la cuisine. Belle répartition de l'espace en trois parties de la salle occupant deux niveaux. Deux touches d'élégance : une grande cave à cigares à emporter ou fumer au jardin, et un grand piano noir qui a pris sa place dans la salle inférieure, utile addition pour les soirées thématiques "des amoureux" ou banquets, mariages.... Nouveau également, le Chariot de pains, avec quatre miches tranchées à discrétion. Beurre et huile d'olive espagnole délicieuse à table, ainsi que fleur de sel et moulin. Nouveau Sommelier et nouvelle carte des vins !! Mises en bouche en trois services. D'abord des tempuras de chicon servis froids et salés. MIAM ! CROUNCH ! Et slurp ! Ensuite, Trois pièces froides. Tartare de saumon mariné. Maki de chair d'écrevisses. Bonbon de foie gras. Enfin, deux pièces chaudes, une soupe capuccino crémée et truffée, et un morceau de poitrine de caille laquée au miel et à l'orange. Tout était bon, certains vraiment fins ! Pour suivre, un Foie gras en deux préparations. Cubes de lobes d'une grande fraîcheur sur assiette longue avec rhubarbe crue, pomme, roquette, chizo, jeunes pousses et terreau de spéculos. C'était magnifique. Du croquant. Du frais. Du fruit. Du sucré ! Visuellement et gustativement adorable, et un superbe plat. Second service : Risotto crémeux de gésiers confits, pied de porc et crème de foie gras. Ensuite, "Végétal" est le nom du plat : un cabillaud superbement cuit, dans un jus mousseux de roquette. Beaucoup de saveur. Parmentier de queue de bœuf. Grand classique de la maison. Et imparable : chair superbe, purée collante et succulente, jus truffé explosif. Magnifique. Ris de veau. Lamelles de haddock fumé ce qui apporte un côté terre et mer amusant. Fenouil en mousse et Passe pierres apportant iodé et salé. Chips lamelles de brik découpées en cercles. Beau visuel et un plat complexe, mais complet, et clairement audacieux ! "Pause zen" : en lieu et place du trou normand, une petite tasse arrive, avec au fond des rondelles de cébettes et des graines de sésame, sur lesquelles on vient verser un thé noir au jus d'huîtres ! Adorable idée mais l'ensemble assez salé, ne donnait pas l'effet "fraîcheur" de trou normand qu'un convive "lambda" attendrait. Ca peut surprendre, mais si on considère cela comme un entremet, c'était assez génial... L'arrivée à table de magnifiques Laguioles en bois sombre nous annonce le plat. Agneau cuit sur l'os. Quatre belles côtés désossées et servies bien rosées. Sticks de polenta rendus un peu gras par la cuisson, malheureusement. Romarin rôti servi dans l'assiette, amusant, tout comme l'oignon grelot rôti, les petits chips de betterave, les petites tomates cuites. Beau plat, et en plus une suite : à coté, une petite cocotte de fonte arrive. Jarret d'agneau travaillé à la fleur de raisin, façon tajine. Très joli ajout au plat que ce second service mijoté, cuisson longue et fine. Tarte tatin déstructurée. Deux biscuits en mille feuille. Pommes caramélisées nature et crème fouettée à la cannelle. Mini meringues et points de gelée plus une feuille de basilic frais pour décorer ce superbe dessert. La texture croquante du mille feuille alliée au côté épicé de la crème faisait planer ce plat vers de très hautes sphères. Superbe chariot de fromage avec deux choix par famille. En plus des cafés, un Chariot de thés  !! Et comme s'il n'y avait pas encore assez de nouveautés, en plus il y a un... Chariot de mignardises !!! Des bocaux, des boîtes, une véritable caverne d'Ali-Baba (Orom), avec truffes, guimauve, pâtes de fruits,  des croquants de massepain et chocolats présentés dans un humidor à cigares !! Deux alcools sont mis en avant chaque mois et proposés avec les mignardises, sur la gauche du chariot. Le vent à tourné au Délice du jour comme l'indique aussi la nouvelle enseigne ! A dire, et à FAIRE remarquer.

L'Eveil des Sens   

Un des tous meilleurs restaurants gastronomiques de la région, parmi les "most wanted" du Hainaut, la maison Zioui ne rechigne devant rien pour vous offrir un festival de plaisirs. Le nouveau cadre, dans les tons bruns et beige, est plus tendance.  Tout comme la déco de table, épurée, seul un verre a eau et la coupe, qui attend les bulles, le grand carré de faïence greige a ete remplacé par deux petites ardoises, une pour le pain, l'autre pour les mini-couverts qui attendent les mises en bouche, les prémices d'une  cuisine plus épurée. Ce  changement se reflète aussi sur la carte aux énoncés plus courts,  sans tous les petits détails qu'on découvrira dans l'assiette. Une fête des sens, comme le nom de leur plus beau menu, 7 services, et dont la composition est renouvelée régulièrement. Laury Zioui est un talentueux magicien du goût, de l'épice, de la présentation, et Lady Nadia une maîtresse de maison charmante doublée d'une oenologue chevronnée. Le livre de la cave est un voyage à lui tout seul, remarquablement  complet et aventureux à la fois, plein de bonnes surprises, de nouveautés, de choix audacieux et permet de trouver les accompagnements parfaits pour les multiples créations du chef. Au choix, la patronne propose des  sélections de vins, toujours inspirées, pour accompagner les menus, des forfaits qui permettent de découvrir des crus peu connus mais remarquables. Et quelles découvertes : durant un même repas, nous avons goûté jusqu'à 19 choses différentes et 6 vins !. Depuis quelques années, le chef propose également des menus "tapas" faits de versions miniatures d'une myriade de plats se succédant, jusqu'à 14, 15, 18 assiettes !! L'an dernier j'avais dégusté par exemple une tagine de langoustine et ris de veau : ris de veau laqué au sirop balsamique blanc, artichauts, épices du Maroc, avec grosses langoustines royales de Guilvinec en croûte de Yuzu. Une merveille. Je ne sais pas si le plat à tagine a vraiment servi à cuire tout ça ou si c'est juste de la déco, mais en dessous du célèbre couvercle de céramique en forme de groin de cochon (OUPS), le spectacle est total. Trois beaux morceaux de ris de veau, sur un lit d'artichauts, les langoustines, EEEENOOOORRRMES, je n'en ai jamais vu d'aussi belles, leur queue, déployée, faisait 6cm de large et elles faisait bien 13cm de long !!! Et le goût était tout aussi énorme, une légère croûte, délicieuse, pas grasse, la chair somptueuse, mousseuse, fondante, c'était exceptionnel. Le ris de veau parfait, les légumes aussi. Wow, vraiment. Récemment, lors d'un second service, arrive une forêt. Dans une assiette ronde aux bords droits, un vrai diorama de petits arbres faits d'asperges blanches, tranchées,  pointant vers le ciel, entourées de petits buissons de sauces vertes,  oranges, ornées de petites feuilles. D'autres asperges couchées  symbolisent les arbres tombés. Et en guise de roches, quatre  différentes textures de foie gras. Mousse, cube doré, praline en  quinoa souffle... Le tout excellent.  C'est très simple. Si on nous avait servi ceci chez Michel Bras, on aurait trouvé ça parfait. Un repas à l'Eveil des Sens, c'est aller au musée du palais, à l'exposition universelle des papilles, à l'opéra du nez, au parc d'attractions des saveurs... et tout cela est chaque jour au programme de Laury Zioui. Et ce que certains oublient souvent, c'est que ce pur autodidacte ne le doit qu'à lui-même ! Fabuleux.

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L'Etang Bleu    

Stéphane Chermanne, pendant cinq ans le second de Joël Durieux au St Germain des Prés, et Chef chez Pouic-Pouic jusqu'en juillet 2006, a ouvert en 2006 sa propre maison, "L'Etang Bleu" à Mont-Sainte-Geneviève (Lobbes). Le jeune chef et son acolyte et Chef de Salle Geoffrey Monturier ont réussi à transformer ce grand "chalet" situé entre les champs, un bois et un étang (ben oui) en un superbe palais de la gastronomie tout de sombre vêtu. Un architecte d'intérieur de grand talent et de haute descendance (c'est le frère du chef) a supervisé la création visuelle, alliant modernisme et élégance, avec une touche très nette 50's/60's, puisant dans les ambiances du "Saint" à "James Bond" première époque, en passant par "Le Prisonnier" et "Visa pour le Monde". Le bois précieux africain aux zébrures chatoyantes côtoie des parois garnies de pierres grises, des parquets surélevés et une moquette de velours noir omniprésente. Le tout est éclairé par des luminaires en forme de globes et garni de tables carrées et rondes, avec des chaises pivotantes mi-star trek, mi-Miss Money Penny, également de noir veloutées, qui accueillent vos délicats popotins de manière aussi originale que confortable. Les vins sont visibles dès l'arrivée, à travers la vitrine éclairée d'un grand cellier réfrigéré au sol parsemé de gravier, et dont les références se retrouvent dans la carte de vin fort complète, de cuir de daim vêtue. Côté menu, 5 entrées, 5 plats, 5 desserts et deux menus, à 35€ et 48€, un second prix, de +-18€ supérieur, les proposant en formule comprenant les boissons en "all-in". Les mises en bouche sont de toute première qualité, quatre pièces cuisinées originales et succulentes. Le petit panier de pains comprenant 4 choix par personne est installé directement à table, cette dernière étant ornée de couverts design Degrenne, et de tout le nécessaire du parfait convive, fleur de seul ,beurre, huile d'olive, etc.  Lors d'une récente visite, un festival de délices s'est offert à nous : rosace de noix de Saint-Jacques de Bretagne à la truffe fraîche d’été, rémoulade de choux-fleurs, courgettes et noix de pécan torréfiées, gelée et mousseux d’herbes fines : on se croyait au Comme Chez Soi, quelle saveur parfaite !! Puis un plat ahurissant, le rôti de lotte farci aux langoustines, salade tiède de charlottes en brunoise et olives noires, simple beurre blanc, jus de cuisson et écume de parmesan : une merveille. Les petits rôtis ont été présentés à table avant découpe. Comme des petits rôtis de dindonneau de +-15cm de long sur 5 de diamètre, oblongs, dodus, ficelés, crépitant dans la casserole de cuivre. En fait il prend un tronçon de lotte et le fend, introduit le corps de grosses langoustines dedans, enveloppe le tout d'une fine feuille de lard qu'il fait ensuite roussir au four et à la poêle, le lard devient croustillant, la lotte tendre, la langoustine éternellement fondante, c'est un vrai paradis… on se demande vraiment comment ce chef arrive à sortir des plats pareils alors qu'il est SEUL EN CUISINE, avec parfois un apprenti !  Une performance. En plat, la Poitrine de pigeonneau royal d’Anjou cuit sur le coffre à la goutte de sang, toast au foie gras de canard poêlé à la fleur de sel, mousseline de pommes de terre, jeunes carottes au thym et crémeux de fève des marais, cuisses caramélisées au miel et soya. Bon, ben c'était absolument parfait. Qu'est ce que vous voulez que je vous dise, le pigeon était servi BLEU, l'idéal, d'un rouge éclatant, un goût exaltant, l'escalopine de foie gras parfaite, les cuisses toutes caramélisées à part, un délice, un vrai délice, je ne peux rien reprocher, franchement ! Non, il s'agit ici sans aucun doute de la naissance d'un tout grand chef, de l'épanouissement d'un talent qui a été au service de grandes maisons et de plus petites, enfin il est dans SON arbre, SON nid, et il déploie enfin des ailes en pleine liberté, c'est émouvant, grandiose, époustouflant.  Cette nouvelle maison de bouche est devenue en moins de trois ans, une des incontournables étapes gastronomiques de notre région. Une charmante terrasse, enfin plutôt le pont d'un bateau, toute en bois naturel, avec des balustrades en métal brossé, permet en été de manger dehors avec vue sur l'étang. Les menus « exploration », proposés à des dates exclusives, permettent une découverte en profondeur de la cuisine de Stéphane Chermanne, à ne pas rater. Récemment le restaurant a fait peau neuve, nouvelles couleurs, new look et nouvelle énergie, qu'on retrouve dans l'assiette, en plein essor !

 


        

TRES BONNES TABLES.

 

L'Esprit Bouddha

De l'extérieur rien ne fait "restaurant chinois". Pas de dragons. Pas d'enseigne rouge et verte et jaune. Pas de trucs qui lument. Pas de "délices de" ni de "soleil levant" ni "grande muraille". Juste le nom sur fond brun et " salle climatisée ". Il n'est même pas indiqué "restaurant chinois". Par contre, au niveau du site web, ils ont fait fort : www.restochinois.be - Fantastique !! il fallait oser ! La réputation du lieu est que le chef ne travaille que des produits frais. Ceci est rare en Belgique dans les restos chinois (et les autres, bien trop souvent). En entrant, la cuisine est visible à travers une paroi vitrée, totalement ouverte. Ca donne confiance. Cadre cossu. Plus cossu qu'un resto chinois de base. Décor assez sobre, chaises confortables. Grande terrasse en bois avec vue sur jardin. (à noter ils ont une statue de Bouddha à gros ventre peinte en doré, ce que j'ai assumé être un hommage à ma personne). Des plats intéressants, originaux, des choses qu'on ne voit par ailleurs. Beaucoup d'énoncés de la carte indiquent la Fraîcheur ; et après question, effectivement, Tout est fait à base de produits frais sauf les dim sum. Il y a aussi quatre menus, mais très classiques. Une page reprend les suggestions du chef du moment, selon saison et produits dénichés ci et là. Le chef TIENCHI CHI est aussi un fanatique de vins et surtout de whiskys : en ouvrant la carte, une fois la page des apéritifs tournée, on se trouve face à DEUX pages de grands whiskys, détaillés, avec description des aromes etc. Wow ! Carte des vins contenant tout ce qu'il faut pour satisfaire les connaisseurs et des prix sympas pour les amateurs, et de nouvelles références sans cesse ajoutées. Service sympathique et efficace. Mise en bouche : deux raviolis de crevettes à la vapeur dans de petits paniers vapeur en bois individuels. Très mignon. Sauce aigre piquante bien forte. Croquette de soja au king crab. Plus carrée que rectangulaire ce qui prouve de suite le "fait maison". Croûte délicieuse et pas grasse du tout. Soja croquant et frais. Énormes morceaux de king crabe dedans ; on n'est pas volé !! Sauce aigre douce maison à la couleur ocre foncé et pas rouge fluo. Très bon. Gyoza. Raviolis japonais sautés tendres et à la farce si succulente qu'on peut les manger sans sauce. Cuisson de la pâte magnifique. Une merveille. Nems maison fourrés de barrettes de légumes laqués, nouilles transparentes et légumes croquants. Cuits bien croquants, pas gras du tout. Le chef met l'accent sur la température de cuisson, très précise, pour cuire peu de temps et obtenir un résultat croustillant parfait. Magnifiques. Cailles laquées à la sauce teriyaki. Incursion d'une sauce japonaise, donc, sur un produit qu'on ne voit pas souvent dans la gastronomie asiatique. Deux suprêmes et deux cuisses entièrement caramélisées. Tout simple, mais un délice absolu. Calamars en sauce miso. Ciselés afin d'assurer la tendresse, juste saisis dans la sauce mais servis en salade avec légumes frais fins. La sauce avait pénétré, donc l'ensemble était " en salade ", pas en sauce. Excellent. Croustillants de poulet sauce aigre-douce. Poulet lentement laqué et rôti. La peau était croustillante et collante, explosant de gras en bouche. Un pur délice. Probablement le meilleur plat aigre doux que j'aie mange de ma vie. Sauce sucrée mais pas trop. Aigre mais pas trop. Quelques petits morceaux d'ananas et petits oignons. Superbe. J'ai déjà envie d'y retourner et de manger ce plat !!! Beignet de banane. Bon goût de pâte à beignets fraîche, cuisson pile poil, croustillante et délicieuse. Banane juste mûre et pas effondrée. Glace au lait d'amandes délicieuse aussi. Grand choix de véritables thés bien décrits, origine, style, arômes…  THE adresse de Charleroi pour la cuisine asiatique.

La Ferme de la Ganterie

C'est un peu la mode de ces brasseries axées sur la viande et le retour aux produits du terroir. C'est dans cette optique que se présente la Ferme de la Ganterie dont le site web affiche un profil de taureau et des onglets restaurant mais aussi boucherie et service traiteur. Située sur la grand place de Ham sur Heure, banlieue campagne "posh" au Sud de Charleroi, la façade de cette "Ferme" ressemble plus à un magasin. Au rez de chaussée un long comptoir avec boucherie d'un côté, produits traiteurs ensuite, fromages de Jacky Cange et puis, tataaamm, les pâtisseries de chez Wittamer !!! En fait, la ferme, elle est ailleurs, à la Rue de la Ganterie. Ils avaient la ferme, puis ont ouvert une boucherie du même nom, et ensuite ont eu l'opportunité d'acheter le bâtiment sur la Grand Place, et le nom a donc suivi ses propriétaires. Le restaurant est à l'étage.  Murs orange clair et jaune, parquet, jolies tables d'un orange festif, le tout sous des voussettes et poutres apparentes. Une jolie petite dame blonde au sourire éclatant nous accueille et nous conseille très aimablement, je dirais même adorablement. La carte comporte de nombreux choix de style brasserie mais ce qui est amusant est qu'on peut, vu la présence d'une boucherie dans les murs, choisir sa viande selon son origine, quel morceau, quel poids et même varier en demandant par exemple trois morceaux différents avec la cuisson de son choix. Carte variée commençant par un menu unique 3 services à 25€ absolument charmant, où on lit artichaut, carpaccio de st Jacques, carré de porc flambée à table et en dessert Wittamer ou fromages de Cange.... Pour 25€ ???? J'ai découvert l'affaire du siècle !!?? Mises en bouche. Deux pièces sur une ardoise. Aubergines grillées avec tomate séchée et jambon de parme. Délicieux. Puis saumon fumé sur fromage de chèvre. Jusque la rien de spécial. Mais le fromage était en petites pépites et très finement assaisonné d'un miel doux et acidulé. Et le saumon était tranché en petits carrés, ce qui rendait la consommation de cette mise en bouche aisée avec la petite cuillère-fourchette ! Signe évident d'empathie pour le travail du client !! Je n'ai jamais vu ça. Un grand bravo.  Carpaccio de st Jacques. Superbement tranché sur une assiette carrée et juste assaisonné de fleur de sel. De petits pétales rouges, acidulés, croquants et du citron vert tranché décorent mais restent utiles. La st Jacques est excellente, ni poissonneuse, ni pétillante sur la langue, ce qui sont les deux défauts fréquents du carpaccio de st Jacques. Un petit pot sur le coin de l'assiette est plein de jus de citron vert et on vous invite à assaisonner vous même avec ce jus de citron et l'excellente huile d'olive qui est à table. Magnifique. Scampi "Mojito" : ce sont les scampi "maison". Ils sont poêlées puis flambés au rhum, ensuite additionnés de menthe fraîche ciselée (non cuite, donc), et le tout est servi sur un lit de salade mixte roquette et mesclun assaisonnée génialement en aigre-doux par le jus de cuisson allongé !  Ce plat était FANTASTIQUE, une vraie découverte. Jamais je n'ai mangé des scampis comme ça. MIAAAMMM. Artichaut, classique, super, avec une vinaigrette crémée merveilleuse. Les feuilles qu'on prend à la main, qu'on trempe, qu'on mord et racle, et puis quand il n'y en a plus, on finit par le fond de l'artichaut coupé, à la fourchette... mais on trempe toujours !  Une merveille en entrée, si simple, mais si bon, et comme ça se partage, c'est un moment de plaisir convivial superbe. Os a moelle : succulent. La moelle était magnifique, fleur de sel, os bien grillé au four, ça fondait, ça dégoûlinait, juste l'ail qu'il fallait....mmmmmm !!!  Onglet. Cuisson superbe. C'est du Bleu-Blanc Belge, mais ça me manquait pas de goût ! Et à côté, une entrecôte de Salers magnifique, goûteuse, excellente. Trois sauces dans des sauciers à part, beurre fondu à l'ail, sauce aux échalotes classique et une béarnaise minute. Gratin dauphinois très bien exécuté et de très très bonnes frites. Comme si ce n'était pas assez, un plat de Salades composées, crudités (avec chaque fois une sauce différente en topping) complète la table. Desserts de Wittamer présentés sur un plateau, et après choix, renvoyés en cuisine pour mise sur assiette. J'ai choisi une SUPERBE poire faite de glace au lait d'amande et vanille (en forme de poire) plus glace cacao léger, le tout posé sur un miroir de tranchettes de poire crue parfaitement rondes. Après le café, on nous a proposé un petit pousse, et j'ai découvert l'Eau de vie de céleri vert de la Distillerie de Biercée, un des nombreux produits originaux présents aussi à la carte dans les apéritifs et les digestifs. La Carte des vins est courte mais avec des choix précis et des prix sympas. On ne repart pas sans faire quelques emplettes à la Boucherie où c'est le chef, Bertrand, qui sert tout l'après-midi. Ces gens-là aiment travailler !! Une maison fort sympathique !

 

11 12 Ludivine.JPGLa Cantine des Bouchons

A l'emplacement où Roland Kempinaire et Yoshida Shunshuké avaient ouvert en 2004 "Les Trois P'tits Bouchons"  se trouve maintenant leur second restaurant "La Cantine des Bouchons". Avec Hubert aux fourneaux et la radieuse Lu-Divine en salle, la maison propose une cuisine de "brasserie belge" axée sur les produits du terroir, les recettes classiques et produit des assiettes savoureuses. L'accent est donné sur le côté gourmand des "p'tits plats", avec des recettes mijotées, des pommes de terre, des cassolettes... et aussi, brasserie oblige, des huîtres ! Les Croquettes de Crevettes 100% maison, délicieusement bisquées; une magnifique Joue de Boeuf servie en cocotte de fonte, mijotée au milieu de ses légumes encore croquants ; cette superbe croustillant de petits gris accompagnés d'une fine sauce à l'ail légèrement crémée ; ou encore ce magnifique pain perdu de brioche, glace au spéculoos et caramel à l'orange... Vous salivez? Comme je vous comprend ! Une carte des vins, réalisée par Maître Kempinaire bien entendu, reprend les belles références de cave à des prix aussi démocratiques que l'assiette, et est complétée par une carte de bières belges innovante autant que bien traditionnelle, dans le fond ! Comme disait Pïerre Perret, "Moi j'adore manger à la Cantine, avec mes copains et mes copines"... !

 

Le Mayence

C'est la troisième direction pour le Mayence, après être passé entre les mains du bimétrique Daniel Vray, c'est désormais le chef Dany Lombart qui a repris les rennes du Mayence. Cet élégant restaurant situé en bordure des grandes avenues, dans la superbe bâtisse bourjoiese ayant jadis appartenu à la dynastie d'avocats dont la rue porte le nom. Grand escalier de marbre, parquets, boiseries, grandes fenêtres en demi-étage. Mobilier moderne, couleurs rouge/noir/blanc, confortable à souhaits. Tables de bois naturel laqué, carrées, épaisses. Sièges bruns et rouges, avec ou sans accoudoirs, confortables. Service aimable et précis. Effiloché de crabe emballé dans une algue nori, petite crème  aigrelette et tomates-groseilles, très bon, crabe a saveur longue, une pointe de wasabi très finement contrôlé, crème bien relevée (et le nori était frais et croustillant, ce qui indique un montage final "minute" sinon le nori devient élastique - bravo). Chaud-froid de ris de veau. Jolie noix légèrement panée, cuisson légère, moelleux. Très bon. Léger caramel au gingembre et petits  cubes de Patate douce. Chips de gingembre, original et puissant. Très chouette plat, tout comme ce mignon de veau cuit a basse température. Viande AHURISSANTE, cuisson sublime. Canneloni de purée de brocoli, bcp de goût, une petite  tomate cuite au four qui éclate a la découpe et inonde l'assiette d'un jus délicieux. Sauce discrète et échalotes entière confite.  Très beau plat, mention spéciale pour la cuisson. Et en dessert cet Abricot du Roussillon glacé, crème a la lavande, graines de fruit de  la passion. L'abricot juste caramélisé, très frais, pur, chair bien  ferme. Crème lavande légère, dans un petit panier de pâte philo sucrée. Magnifique dessert. Carte des vins débutante mais assez complète et recelant plein de belles choses. La terrasse offre une vue sur les murs de l'Athenée Royal de Charleroi, ce qui fera plaisir aux ex-élèves ayant été prisonniers là-bas :-)

Espace Culinaire Bulthaup   

Quelle bonne idée de servir à manger dans le show-room d’un magasin de cuisine ! Dans ce grand décor hyper-lumineux, tout de verre et de béton lissé, une cuisine-bar centrale entourée de tabouret emprisonne le chef Philippe Stevens. Il y jongle avec les produits du marché, et propose des plats déclinés sur de grands tableaux au mur, avec de la fraîcheur, de la fraîcheur et encore de la fraîcheur. Outre le bar-cuisine, une grande table haute permet aux convives de se rencontrer, et quelques tables classiques sont éparpillées dans l’espace. On y mange franchement très très bien, une cuisine de qualité, légère, constamment renouvelée. La carte des vins s’allie aux suggestions du moment, également sur grand tableau noir, pour arroser avec autant de qualité les plats envoyés par le chef. A deux pas de Caterpillar, voici enfin une nouvelle adresse sur le Nord de l’agglomération carolo, où on peut enfin aller manger les yeux fermés, en étant sûr de ressortir heureux de sa visite. Parking aisé à l’arrière du bâtiment ou le long de la Nationale.

Le Recommandé

Si vous savez où se trouve Dampremy, c'est que vous êtes carolos et que vous avez le sens de l'orientation. Parce que même chez nous, il y a des gens qui ignorent où se trouve Dampremy. Petite commune coincée entre Charleroi, Jumet et Lodelinsart, vous savez ce qu'il y a à Dampremy ? Il n'y a RIEN. A part une sorte de grande salle nommée en l'honneur du présentateur de l'Académie des 9 et de son pendule, il n'y a rien... sauf... un restaurant ! Oui, un, et italien, de surcroît puisque juste face à l'ancienne poste de Darmè (c'es't'ainsi qu'on dit Dampremy en wallon sééss, aussi en l'honneur de Rika Zaraî = I love Darmè Rika, chantait Patrick Jumet). Son chef, et patron, et seul maître à bord est Luigi Antonaci, 1m60 et un poids dont la moitié sont ses cheveux, grisonnants mais puissants, tout comme ses mains, qu'il met au service de la VRAIE cuisine italienne, celle des viandes, des poissons, des crustacés, des pâtes aussi, etc.... Un vivier, des homards et des langoustes vivantes, des viandes magnifiques, du thon rouge éclatant, des vongole qui bougeaient encore dans la poêle quand il arrivait la servir à table, j'ai tout eu chez Luigi, il Maestro de Dampremio !! Son épouse, la discrète et charmante Laurence, accueille, sert le vin, et se tue les biceps à faire les sabaglionni dans l'arrière-cuisine. A part cela, tout est fait devant vous en salle, sans la cuisine ouverte, installée dans le quart qui était le bar de cet ancien "café de la poste". Attention, si vous être pressés, ceci n'est pas l'adresse où aller, parce que le chef est seul aux fourneaux, et qu'en plus de cuisiner, il aime bien parler. Et comme pour parler, tout italien qui se respecte a besoin de ses mains, et bien il ne peut pas parler ET cuisiner en même temps. Donc si vous voulez prendre votre temps pour apprécier, vous poser, le tout dans un décor soigné, cossu même, allez voir au Recommandé, je suis certain que vous m'enverrez des cartes postales pour me remercier !

La Part des Anges

RAGNIES - Après une brève fermeture en 2009 et une réouverture avec de nouveaux propriétaires, la PART DES ANGES accueille de nouveau les gastronomes à l'ombre de l'église de Ragnies, petit paradis de quiétude à moins de 15 minutes de Charleroi, direction Beaumont.  Le jeune couple, Madame en salle, Monsieur en cuisine, déploie beaucoup d'énergie pour satisfaire le client. Intérieur design style "lounge", un peu froid mais espacé et confortable. Différents  menus de 37€ à 70€ ( improv. 6 services) et carte courte assez  inspirée tout en restant classique. Carte des vins courte mais  contenant "de quoi faire". Verres un peu trop petits malheureusement,  long pied et petite coupe. Anguille fumée, foie gras, tomate concassée  et mozzarelle en fins cubes. Quelle belle composition. L'anguille  était légèrement tiède, et l'ensemble alliait plein de peps, tomate  étrangement (hors saison) pleine de saveur et d'acidité. Mozzarelle avec une texture intéressante. Très beau plat, tout comme cette cuisse de volaille confite au Ras el Hanout, risotto de quinoa, écume de thym et légumes en ratatouille. Excellente volaille, goûteuse et légèrement épicée, quinoa parfait. Seul défaut, qui n'en est pas un, le plat était fort copieux (pour la troisième entrée d'un menu 6 services, qui fut un peu long - le chef, seul en cuisine, ne devrait peut-être pas encore se lancer dans ce genre de marathons). Joli choix de pains, mais beurre non-salé, très clair et  totalement insipide. Étrange vu la situation relativement campagnarde de la maison. On a globalement passé un excellent moment. Une adresse à suivre !

 

Détails et Nous

NALINNES (Bultia) - C'est à Nalinnes, à quelques mètres de la N5, Rue des Ecoles, que Patrice Brosse exprime désormais ses remarquables talents de cuisinier, après un parcours

qui lui fit côtoyer de grands chefs (e.a. second de Yves Mattagne au Sea Grill) et travailler pour des tables étoilées, puis en tant que chef-patron du Côté Sud et au Saint-Germain des Prés à Charleroi. Après un détour bruxellois, le voici donc de retour sur Charleroi et ses environs, dans cette jolie maison aux murs sombres et au décor vert "bin fun" comme diraient les québecois. Et Caribou qu'est-ce-que c'est BON ! Les produits BIO sont à l'honneur, depuis les mises en bouche jusqu'aux gourmandes entrées (cet os à moelle rôoti en croûte avec des pignons de pin dedans, vous m'en direz des nouvelles) et les beaux plats de viande et de poisson... Tout est fait pour faire plaisir, à prix sympa et sans chichis. Bravo, une belle table de plus pour les Carolos !

Le St-Charles  

Fort de ses années d'expérience et de son impeccable réputation comme traiteur, toutes deux proportionnelles à sa taille élancée, Daniel Vray avait ouvert il y a trois ans, un restaurant au sein même du légendaire charbonnage du "Bois du Cazier" à Marcinelle. C’est à présent son chef Alain Etienne qui a repris les rennes de la maison. Dans cette grande salle du premier étage (avec ascenseur) du Centre d'accueil, entre le toit apparent de 15m de haut et les murs de brique rouge, sur un joli parquet lamé, ont été disposées une trentaine de chaises de design moderne et des tables aux pieds métalliques bien inspirées de l'environnement industriel dans lequel on se trouve. Sur les tables élégamment nappées, que des signes de qualité : une grosse bougie dans un beau gros verre empli de sable fin, des assiettes en terracotta sépia, des couverts argentés, de la fleur de sel dans un écrin cubique de porcelaine, de l'excellent beurre Echiré, des serviettes en tissu de taille appréciable... Pour l'instant ouvert uniquement en semaine chaque midi, et les jeudi, vendredi et samedi soirs, la maison propose, outre des menus « clin d’œil » pour les touristes, un menu à choix multiples une carte assez variée. Lors d’une de nos visites, nous avons apprécié en guise de mise en bouche, d'abord de petits feuilletés (chauds) à la purée de tomate, et des petites olives de Provence (avec un réceptacle pour les noyaux, c'est rare!), puis un potage velouté de tomates parfaitement acidulé, et délicieux. Ensuite, un carpaccio de thon rouge, servi aussi cru que rouge, avec un peu de fleur de sel, sur un lit de haricots verts concassés, et le tout rehaussé d'un poil de wasabi (juste assez, très finement dosé) et trois petites bulles de sauce aux arachides : assaisonnement parfait, fraîcheur remarquable, une merveille. Ensuite, des St Jacques juste rôties, et ce morceau de cabillaud à la cuisson toute aussi parfaite, peau croustillante, bien poivré, et ses haricots blancs de Vendée, mêlés de quelques petits morceaux de tomates et légumes verts, absolument succulents. Enfin le boeuf "bleu des prés", servi saignant, coupé en fines tranches fondant dans la bouche, des haricots verts sautés et de délicieux oignons grelots en accompagnement, et pour couronner le tout, une repasse avec viande et légumes, pour que tout le monde soit aussi repu que comblé. La tarte aux pommes est faite "minute" mais ça vaut le quart d'heure d'attente, la pâte est croustillante et délicieuse, les pommes encore un peu croquantes, et la boule glace au caramel salé qui la coiffe est la cerise sur le gâteau. Côté vins, une carte "vins découverte" à prix sympa. Ajoutons à cela plein d'espace entre les tables, un service charmant, accueillant...

 

La Fermette des Pins

BUVRINNES (Binche) - Pénurie de restos à Charleroi, donc j'élargis la région et phagocyte désormais Binche ! :-) Le bâtiment est exactement ce que dit le titre, une vieille fermette  en bordure de champ, entourées d'arbres et de gravillons. L'intérieur est rustique, ça sent le bois. Un bar en briques sépare un côté taverne/restauration simple de la partie restaurant plus cossue, avec tapis et sièges capitonnés. Carte très classique. Un menu "plumes de l'automne" propose pigeon, perdreau et colvert pour 62€ avec dessert. Un menu dégustation  propose terrine, cabillaud et gamba et carre de porcelet plus dessert  pour 45€. Aussi lunch et menu terroir en semaine, 28€ et 32€. Enfin la carte offre des options classiques, du saumon fumé aux langoustines ou ris de veau en entrée, aux plats tels que cabillaud, sole, filet pur ou couronne d'agneau. Carte des vins moche comme tout (classeur en bois, chemises plastique, imprimé en lettres qui crollent (LOL) mais contenant pas mal de bonnes bouteilles de la maison Mostade toute proche. Ris de veau. Une belle noix. Cuisson impeccable, tendre, moelleux, crémeux. Sauce classique bien assaisonnée, cèpes en portion  généreuse, un peu croquants donc frais, et une purée de topinambours  bien gouteuse, légèrement sucrée, vraiment très bonne. Langoustines sur une purée de brocoli et poireaux. Très bonne saveur. Cuisson parfaite mais les langoustines étaient petites et arrivent décortiquées ce qui fait "petit" dans l'assiette. Cela restait fort bon, la purée de légumes étang fort réussie. Canard colvert. Deux belles pièces de poitrine, la peau croustillante et saisie, la chair rosée un poil sèche mais le canard c'est comme ça.... La cuisse est confite a basse température et donc bien rouge et très savoureuse. Sauce incluant les abats cuits et  filtrés, plus gingembre, muscade etc.  Beau mélange. Petits choux de Bruxelles encore croquants, churros de pomme de terre très agréables.  Petite poêlée de potirons aussi avec une consistance un peu croquante  ce qui est bien plus agréable que tout "splotch"... Une bien belle  assiette. En dessert, un mi cuit au chocolat avec crème anglaise et lait d'amandes. Superbe consistance. Chocolat pas écoeurant, léger et puissant a la fois. Demi gaufre "maison" superbe, croustillante et goût de la pâte a la bière. Chouette !

 

Pour des avis plus récents, merci de vous rendre sur le groupe "Gastro'bon Carolo" :

https://www.facebook.com/groups/GastroBonCarolo/

 


 

ON Y RETOURNE SOUVENT

 

Au Provençal  

Sympathique petit restaurant perdu dans une rue sombre aux abords de la Place de la Ville-Basse, "Au Provençal" est une maison dont la clientèle est à 90% des habitués. Figé dans le temps telle une carte postale jaunie, on se croirait dans la Syldavie de Hergé, ou dans un restaurant bulgare ou polonais de 1955 : murs en vieux crépi blanc cassé, aquarium avec des poissons nageant entre deux eaux entouré de bois moche peint en blanc, décorations en métal forgé sur les murs, peintures et cadres d'un autre temps, grand bar et déco d'un kitch total. Récemment une petite rénovation a changé un peu le look, mais on a gardé l’esentiel, on y mange bien !!! Trois patrons dirigent ce beau navire, Gioacchino, italien au sourire plein de bonté et deux chefs, jean-Claude, rond, moustachu, l’oeil malicieux et le jeu de mot facile, et Binh, d'origine asiatique. Carte des vins peu engageante de premier abord, les blancs étant mélangés aux rouges, région par région, mais assez complète malgré des millésimes parfois bien vieux. En entrée cette fois-là, j'ai pris des moules bouchot, cuites à la vapeur, et ensuite revenues dans un beurre à l'ail et aux herbes fraîches. L'assiette est énorme, pour une entrée, et les moules étaient ABSOLUMENT succulentes. Pleines de goût, toutes ouvertes, superbement épicées, et jus savoureux. Irrésistible. Meilleures moules mangées cette année-là. Puis, une Entrecôte irlandaise, servie saignante comme demandé, la mienne légèrement froide au milieu mais viande bien rouge, très goûteuse, tendre, très "vivante". Sauce au poivre en accompagnement, servie à part, et beurre à l'ail, pomme de terre au four (2 par personne) avec simplement du beurre dedans, et chicons braisés autour du steak. Réellement bon, quoique résolument classique. Ils travaillent également fort bien le homard, les poissons et le gibier. Une adresse à mettre dans ses favorites, un peu comme l’arrière-cuisine de grand-maman, le Provencal, ça se met du côté cœur.

 

IMG_0214.JPGLes Vrais Soudeurs

THUIN - Il était une fois deux étudiants en langue romane, tous deux passionnés de vins et de cuisine, qui "kottaient" ensemble à Louvain-la-Neuve. Chaque lundi, ils allaient au Delhaize et achetaient un grand cru classé, puis sur base du prix de cet achat, voyaient combien d'argent il leur restait pour la semaine... Le vendredi venu, ils dégustaient leur achat du lundi. Devenus professeurs, ils ont gardé des liens d'amitié, et aussi une réelle passion pour la cuisine, allant écumer les restaurants dès que leur emploi du temps de prof le leur permettait. Un rêve est né, d'avoir leur propre restaurant. En 2009, ils prennent la décision de le réaliser, cherchent un endroit, trouvent une vieille maison en bord de rivière dans les abords de Thuin, retapent le bâtiment lentement mais sûrement, et en janvier 2011, annoncent à leur école qu'ils ne presteront plus qu'un mi-temps, et ouvrent le restaurant. Ils le baptisent "Les Vrais Soudeurs", nom inspiré de la blague populaire que certains connaissent.

La maison est toute simple, de l'extérieur rien ne dit que c'est un restaurant sauf le nom, planté au-dessus de la porte, très fièrement. L'intérieur fait "tout neuf", ça sent encore un peu le béton frais, et la belle terrasse extérieure en bois clair est encore en voie de finition. La salle est belle, tables en bois plaqué, chaises simples et confortables, couleurs noir et orange. Dès qu'on s'assied, on vous apporte une Carafe d'eau, du Pain et de l'huile d'olive. Ca c'est "La bienvenue". Je leur ai posé la question et quand ils ont fait les projets du resto, c'était une des choses qui leur importait, que les gens se sentent accueillis et qu'on leur offre, tout simplement, de l'eau, comme ça se fait en France, aux USA, etc. De l'eau. C'est effectivement si simple. Mais beaucoup de restaurateurs doivent prendre en compte le bénéfice important à réaliser sur l'eau et le café, par exemple, et n'auraient pas "les moyens" de cette générosité. Ca continue quand on ouvre la carte des vins. Que de beaux noms. Foreau. Arretxea. Alliet. Ostertag. Mas de L'Ecriture. Montcalmès. Grange des Pères. Mas Jullien. Revelette. Tissot. etc... et à des prix défiant toute concurrence : en effet, ils n'ajoutent que 10€ au prix d'achat tvac !! A ce prix-là, il n'est pas étonnant que tous les amateurs de bons vins se pressent à Thuin depuis quelques mois. Ils ont aussi des vins au verre, et vous invitent clairement à amener vos vins moyennant un droit de bouchon de 10€. Honnête, clair, sympa, du moins pour le client ; quand on considère les frais qu'ont les restaurateurs professionnels qui n'ont pas de "second" métier, ces prix sont peut-être exagérément bas... Quant à notre repas, il fut des plus agréables, avec deux mises en bouche, un Artichaut cru avec du San Daniele, très original, frais, plaisant, puis une petite préparation chaude de Pommes de terre rissolées, olives et anchois. WOW. Excellent ! Ensuite un Tartare de bœuf coupé au couteau, saveur parfaite, les dents grésillent tellement la viande est fraîche. Puis une merveilleuse poêlée de Palourdes avec aspeges vertes : MAGNIFIQUEMENT BON, les palourdes étaient charnues, viandeuses, tendres, le tout baignant dans un jus succulent au chorizo doux (bonne idée, un chorizo puissant aurait dominé l'assiette et ici c'était les palourdes qui restaient maîtres). Un beau morceau de Bar, ratatouille de courgettes, poivrons, plus un bel artichaut poivrade et une purée de pommes de terre. Puis de délicieuses côtes d'agneau, et enfin en dessert des Fraises de Thuin dans une soupe de fraises et un sorbet au sureau. Très beau contrôle du sucre, beaucoup de fraîcheur. Service par Michel, un des deux profs, sympa et "cool", l'autre, Alain, sorte de gentil lutin à la coiffure de brocoli, étant en cuisine (grande et ouverte sur la salle), les épouses les aidant bien. Comme ils n'ont pas encore de site web à eux, je vous donne les infos : Tél 071/55.85.81 ou 0479/45.53.18 - vraissoudeurs@gmail.com - Les Vrais Soudeurs, 14, avenue de Ragnies – 6530 THUIN

 

 

08 04 Piero1.jpgLa Ca'del Piero Pazzo "III"  

Une des must du "lunch" de Charleroi, la "Casa" du tonitruant Piero "Pazzo" Merlonghi renaît une fois de plus, tel le phoenix, non pas de ses cendres mais suite à un déménagement.

C'est en effet la troisième adresse pour cette maison ayant occupé auparavant deux villas à Mont-sur-Marchienne avant de venir se lover dans des murs légèrement plus petits aux abords de la Place de Montigny-le-Tilleul.

Cuisine de Toscane, familiale et classique, basée sur les viandes, les bons produits et quelques fines pâtes. Crème de Truffe, salade de roquette, olives, patates rissolées accompagnent un peu tout. Carte des vins 100% (r)italienne souvent substituée aux conseils du patron, équilibrés à votre budget et toujours intéressants. Côté plats, la Tagliatta (filet mignon de boeuf saignant tranché en petits lingots, huile de truffe blanche et copeaux de parmesan, en principe servi avec salade de roquette au vinaigre balsamique et patates rissolées) est mon plat préféré, et je lui demande souvent de me la servir avec un duo de pâtes, même si ce n'est pas vraiment à la carte. Carpaccii, saltimboca, fettina, mélange d'antipasti du patron et autre Bisteca sont fantastiques.

La carte des vins est pleine d'excellentes références de la botte.

La brasserie italienne nr1 classique de la ville ! N'ouvre que le midi en semaine, plus le vendredi soir.

 

 

Il Truletto

RANSART - Sur la place communale de Ransart, nouvellement rendue populaire par l'expansion de l'aéroport, ce petit resto local a été repris en 2001 par un couple originaire des Pouilles et sa réputation de qualité ne fait que grandir depuis. Décor simple mais propre et élégant, dominante rouge, blanc et bordeaux. Chaises rembourrées et confortable. Nappes en tissu marbré style "parchemin" bronze. Choix de plats des pouilles. Carpaccio de poulpe. Vongole frais. Pâtes au homard. Viandes. Poisson. Aussi pizza faites en salle et d'apparence superbes. Pates, au choix large mais inspiré. On a goûté : Carpaccio de bresaola et poulpe. Alors que je m’attendais a une entrée fraîche mais sans surprises j'ai été abasourdi par l'explosion de saveurs des produits qu'on m'a servis. Bresaola pas séchée comme c'est souvent le cas, mais fraîche, texture tendre et moelleuse d'un pastrami. Idem pour le poulpe, tendre et savoureux. Roquette fraîche et huile fine. Carrément au dessus de la moyenne. Fondus au vrai vieux parmesan. Une tuerie. Croûte solide, forme ronde et aplatie, et chair solide, matte et collante comme doit l'être le VRAI fondu au parmesan. Je pensais que ceux de ma mère étaient les meilleurs du monde. Plus maintenant. Sorry Maman. Spaghetti vongole. Il est indiqué qu'ils ne le servent qu'en saison ET que s'ils ont des vongole fraiches. Superbe. Tout ce qu'on attend et plus encore. Cuisson parfaite des pates al dente, vongole fraiches et nombreuses (au moins 45), feuilles d'épinards cuits, huile aromatique et très pure. Le tout combiné en une saveur impeccable et puissante. Un poil trop de sel mais ce probablement dû uniquement à la quantité de coques, donc une qualité. Ai aussi gouté dans les assiettes des autres : Côtes d'agneau aux tomates et olives : viande parfaite, tendre et rosée, pomodoro de tomates très fraiches, trois variétés d'olives. Exceptionnel. Tiramisu maison. Pas ecoueurant, frais, léger, très savoureux. Service très aimable et communicatif. Vin décanté à table. Pain arrivant chaud à table. Carte des vins complète et très ordonnée, présentation précise des cépages et commentaires de dégustation pour chaque vin. Avons vu ce midi des tables occupées deux fois en succession. Quel succès ! Et c'est amplement mérité.

Le Vin, Rue des Ecoles (anciennement Square Sud)  

Une maison d'un grand classicisme, des plats bien faits, exécutés dans les règles de l’art, et des produits de bonne qualité... Récemment déménagé de la légendaire cave voûtée du Boulevard Tirou vers la nouvelle maison de Nalinnes, c'est toujours le fringuant Dimitri tient la baraque, et son sens de l’accueil est bien aiguisé. Souriant et excellent sommelier, il court de table en table afin de satisfaire ses clients, mélangeant l’américain minute, présentant les magnifiques homards bleus, et arrivant encore à faire le mot pour rire entre les deux ! C'est clair, on est dans un endroit où on est certains de bien manger. La carte est classique, et permanente, avec quelques produits de saison en suggestion. Cette fois-là, le homard servi en entrée pour deux était fort savoureux, et copieux, accompagné d'un beurre citronné très agréable, clairement le meilleur homard de Charleroi. Et mon pigeonneau aux morilles fut servi saignant comme demandé à la commande, avec de délicieuses petites patates au four ciselées, et des légumes bien explosifs de couleur, autant que de saveur. Le châteaubriand pour deux personnes est servi dans les règles de l’art, bleu, tranché en salle, repasse laissée à chauffer, frites maison ou légumes en accompagnement. Carte des vins à l'ancienne, fort axée sur Bordeaux/Bourgognes, avec de nombreux millésimes du plus ancien au plus récent, un beau choix en Loire et Rhône également, ainsi que de beaux choix dans les autres régions, et largement de quoi faire pour tout amateur éclairé.

La Pâte d'L / Emmozione Latina

Un endroit comprenant deux concepts en une seule maison. Lancée par Luigi Papia, ex-Pape des disquaires rock reconverti dans la restauration, la maison combine au rez-de-chaussée un petit restaurant italien (Emozione Latina) style brasserie, plats rapides, salades, escalopines, pates, etc. Et à l'étage, il y a une autre salle (La pâte d'L) qui au départ était un bar a vin qui servait charcuteries et fromages. Mais au fil des années c'est devenu un restaurant de spécialités de la botte, dans un style plus accompli et vip (very italien peoplozzi) servant plats et vins supérieurs à ceux du rez-de-chaussée. Tout est séparé vu qu'il y a une cuisine à chacun des étages. C'est donc deux restos dans une maison. J'ai mangé à "LA PÂTE D'L". Des tables de bois hautes et basses, un décor simple et terroir. Carte sur deux tableaux, pâtes, viandes, poissons.... Dans des prix de 13€ à 19€. Vins au verre ou sur carte, plus des bouteilles exposées qu'on peut choisir au feeling ou sur conseil du gérant Toni qui conseille, sert et anime la salle avec calme et bonhommie. Scampis aux courgettes et tomates. Superbe assiste. Scampis juste saisis, encore un peu translucides au milieu. Courgettes et tomates ciselées, petits filets de poivrons. Assaisonnement impeccable. Tagliata de bœuf. Parfaite cuisson, les tranches posées sur des feuilles de roquette qui "cuisent" entre la viande et l'assiette. Assaisonnement impeccable. Pâtes en accompagnement, des mezza luna ricotta, des gnocchi maison dans une bolognaise d'une fraicheur exceptionnelle et des tagliatoni frais aux truffes, fins et pas écœurants (pâte de truffata et lamelles de truffe marinées. Pas d'huile de truffe, bravo). Chaque pâte cuite parfaitement. Tiramisu maison. Parfait. Aucune humidité dans le fond. Léger, crémeux, plein de plaisir. La pâte d'L, Rue de Dampremy 29, 6000 Charleroi (étage) - Que les midis en semaine lun-ven, plus ven et Sam soirs - 0494 535049

Le Bambino

Petit restaurant italien situé dans un ancien quartier ouvrier de la banlieue carolo, le Bambino est une véritable institution et est connu depuis toujours pour ses petites brochettes d'agneau cuites au feu de bois (coûtant +-1 euro/pièce, on en prend 10 à 15 pièces par personne) accompagnées soit de salade soit de pâtes. Nous avons connu quatre patrons successifs, dont Piero "Pazzo" qui est allé par après ouvrir L'Ascolino, qu'il a remis à son frère (depuis repris par une nouvelle équipe) et ensuite sa propre maison, la célèbre Ca'Del Piero Pazzo. Au Bambino, le nouveau patron, Mario, a bien repris en mains le restaurant depuis environs deux ans. Magnifiques pâtes maison à la sauce tomate & crème avec des champignons noirs émincés ; roulades aux aubergines ; pâtes aux scampi... La bruschetta bien fraîche sur un pain toasté encore chaud, et les brochettes toujours aussi délicieuses... Mario ne s'endort pas sur ses lauriers et continue à améliorer constamment le service  : d'abord ce fut des mini bruschetta servies en apéritif, puis des olives marinées, ensuite sur mon conseil, il a ajouté à sa carte des vins, au départ un peu limitée, de nombreux nouveaux choix fort intéressants. Récemment il a acquis un décanteur en étoile et met spontanément les vins en carafe, il a acheté de beaux grands verres à Rouge, propose une petite ardoise de suggestions en plus de la carte, a confectionné une nouvelle carte des vins reprenant cépages et origines, et a de superbes tasses à espresso de collection joliment décorées. Bref, voici est la preuve qu'on peut reprendre un petit restaurant de quartier, tenter peu à peu d'en faire quelque chose de mieux, et réussir. Le Bambino, 51 Rue des Combattants à Monceau sur Sambre. Ouvert tous les soirs, plus vendredi et dimanche à midi. 071 318710 - 0476 898212

La Vigneraie    

L'endroit est un temple du vin. Magasin de vins & accessoires de dégustation devant, petite restauration derrière. Malgré le départ de son Capitaine, Pierre Charlier, ayant accepté le poste de sommelier au paradis, son fils Thibaut continue l'aventure. L'accueil est charmant, on vous sert un verre de blanc dès que vous vous asseyez, et la carte des boissons ne comporte que du vin et de l'eau (HALLELUYAH !!).  Maurice (le senior), nous a raconté comment son Père l'avait emmené en Bourgogne en 1949 pour rencontrer des producteurs de GIVRY et d'autres vignerons et comment ils ont, dans les années 80, créé ce magasin de vins avec, à l'arrière, une salle de restauration quasi-secrète. On y mange un petit menu sympa, le midi en semaine. Pour l'amateur de vins, cet endroit vaut le détour, absolument. Ils organisent des dégustations de plusieurs jours chaque année.

L'Impériale / Tremolada

Installé depuis plus de 40 ans, le Traiteur "A l'Impériale" est issu du restaurant "Chez Ernestine", chez qui ma Mère allait, et où aimait se restaurer Luis Mariano lui-même lors de ses passages à Charleroi. Et Ernestine eut un fils, Walter, qui du haut de sa bonne soixantaine tient toujours cette excellente maison de bouche située au bout de la Place du Manège, entre la Rue Chavannes et l'endroit désormais connu comme "le rond-point E.T. Phone Home"... Il est ouvert en table d'hôtes le midi du mardi au samedi, et propose diverses spécialités françaises et italiennes, dont son légendaire osso-buco, le tout arrosé de vins fins de Toscane. Pas de carte, c'est Walter qui vient aux tables expliquer de vive voix "ce qu'on a" aujourd'hui. Répondez lui d'ailleurs aussi de vive voix parce qu'il est un peu dur de la feuille, privilège de l'âge !! Il m'a parlé de mon Grand-père, que je n'ai pas connu, qui d'après lui se levait en plein milieu du spectacle aux Beaux-arts, se retournait et criait "s'il y en a encore un qui tousse, il va avoir affaire à moi", et plus un son ne venait ensuite perturber sa soirée. LOL je fais la même chose quand un Gsm sonne dans un resto le soir !! L'hérédité, hein...  Bon, pour en revenir à mon assiette chez Walter, et bien d'abord une lasagne d'aubergines : franchement c'était si bien présenté que sur l'assiette, cela ressemblait des filets de sole : couchés proprement sur une assiette longue et très chaude, nappées d'une sauce tomatée légère et finement épicée, le tout succulent, doux et fondant en bouche. Christian lui a pris une fricassée de petits gris, parfaits. Ensuite nous avons partagé un beau filet de biche, servi saignant comme commandé, de nouveau sur une assiette bien chaude, la sauce "à l'ancienne" un peu trop présente, mais d'excellents légumes en accompagnement, et une timbale de tagliatelles fraîches, tip top. Une bouteille de rouge, au total apéritifs compris on était sous les 110 euros. Magnifique. Lors d'un second passage en janvier, j'ai essayé une des grands classiques de la maison, les scampi fritti, et je dois avouer que j'ai été époustouflé. Ils utilisent de grosses gambas qu'ils roulent en un "disque" de +- 6cm de diamètre sur +-3cm de haut, le tout est pané d'une pâte légère et croustillante, pas grasse du tout, et servi avec une sauce tartare faite minute, très peu salée, et donc laissant bien dominer la saveur de l'ail et des herbes. Le tout est succulent. De loin les meilleurs scampi fritti, plat habituellement très banal, que j'aie mangé de ma vie. Incroyable. Puis, l'Osso Bucco maison, gros morceau d'os, bonne moelle bien goûteuse, servi avec des pâtes fraîches légèrement trop cuite je dois l'avouer, mais la saveur globale de l'assiette compensait largement ce petit défaut. Acidité bien balancée, rien de trop, pas besoin de rectification de l'assaisonnement. Tout simple, tout bon. Place du Manège 20, 6000 Charleroi - 071 313748


 

ON  Y  RETOURNERA.

 

Le Creta    

Cuisine crétoise de très bon niveau. Leur Mèze est d'une fraîcheur remarquable, le Tarama n'est pas trop salé ni trop rose, les calamars pas gras. La viande est excellente. Tout ce que j'y ai goûté (sauf l'agneau à la paysanne dans des crêpes, ça c'était nul) était excellent. Un excellent choix pour deux consiste, après un meze pour deux, à commander chacun une moussaka, avec des pâtes grecques tomatées et une brochette d'agneau à partager. Ou l'inverse, deux brochettes et une moussaka et des pâtes à partager. Vin au pichet et carte des vins en évolution, avec à présent des références françaises en plus de choix de vins grecs pas à la description pas toujours détaillée (cépages, millésimes...). Gâteaux grecs classiques et assortiments de mini gâteaux sympas, et le pousse toujours offert par la maison. Très bonne qualité dans l'ensemble, et terrasse/jardin à l'arrière en été, avec étang.

La Casa Nuova

C'est en bordure de la Grande Route de Gozée qu'est venu s'installer FRANCO, un des fils des restaurateurs "légendaires" de Monceau (Tony et Paola), ayant quitté ce quartier ouvrier perclus de travaux n'en finissant pas, pour venir s'installer au soleil de la riche société banlieusarde Tilleulloise. La maison est belle, parking en graviers à l'avant, une grand escalier pour arriver à l'entrée. Intérieur moderne et confortable, belles chaises en cuir noir, tables de bois naturel. Clientèle business abondante et apparemment régulière. La carte reprend des classiques italiens, antipasti, scampi, carpaccio, salades, etc, puis un choix de pâtes, de viandes et de poissons. Un tableau de suggestions complète l'offre, et une belle carte de vins italiens bien choisis et à prix raisonnables termine la satisfaction de la commande. Olives à l'Ascoline, délicieuses olives farcies de viande, panées, frites. Croquettes de crevettes maison. Excellentes, un goût puissant, bel appareil pas collant, riche et nombre de crevettes entières appréciable. Salade de jeunes pousses et salade de blé en accompagnement (mieux que le persil frit). Festival de pâtes. En deux services. D'abord un trio de ravioles, blanches avec farce aux champignons et beurre à la sauge, raviole de crustacés en sauce tomatée légère, et mezza-luna ricotta en sauce tomatée plus forte. Ensuite, spaghetti bolognèse et bucattini arrabiata. TOUT était en cuisson impeccable, assiette chaude, sauces parfaites. Bel assaisonnement, tout al dente, vraiment un très très beau service. Seul bémol, l'horrible moulin de "fromage" en plastique jaune et transparent et le pain, des tartines de pain carré coupées en deux.... Ca fait tâche au milieu de tout le reste. Excellent café, accueil du patron super, service rapide et efficace. Route de Gozée 620 - 6110 M/Tilleul - Fermé dimanche et lundi - 071 644900

Hostelellerie Dispa   

WALCOURT : Installés dans une superbe maison de maître au centre de Walcourt, avec parking privé, véranda, petite terrasse, superbe jardin, la salle est très impressionnante grâce à sa grande verrière en vitraux anciens. La verrière de plafond, elle, a dû être recouverte par sécurité et n'est plus éclairée que par l'électricité, dommage, quel cachet cela devait avoir quand le soleil la traversait ! La salle à gardé son cachet ancien avec les hauts plafonds, les boiseries ornées d'aquarelles et de jolis luminaires en bronze. Grand cabinet à alcools illuminé de l'intérieur. Mobilier cossu à l'ancienne. Mais la déco de table tend, elle, vers plus de modernisme. Les tables sont aussi dressées autour du goût. Fleur de sel, huile d'olive espagnole et un beau moulin à poivre en bois. Le Père a passé la main à ses deux fils il y a un an environs. Et dès les menus en mains, on sent un net changement. Finie la cuisine de bon-papa (quenelles, écrevisses, steaks, etc), et place aux beaux énoncés créatifs et variés. Beaucoup de compositions "Terre et mer".

Carte des vins. Courte mais contenant de beaux choix dans la plupart des régions. Sélections hors carte avec bcp de recherche provenant de voyages, surtout dans le Sud de la France et en Espagne, effectués par Thibault Dispa, le sommelier et chef de salle (son frère Julien étant en cuisine).

Superbes mises en bouche. Gaspacho concombre et espuma finement assaisonné au curry. Superbe fraîcheur et pas trop d'acidité. Petit aspic semi-sphérique de langue de veau, petits légumes et caprons jumbo. Revisitation du pois et carotte en superposition d'émulsions. Magnifique. Niveau 15+

Tourteau émincé plein de goût. Pétale de st Jacques. Épaisse et goûteuse aussi. Bâtonnets de Pommes Granny, coques, petits points de mousses et jus agrémentent le plat. Visuellement c'était époustouflant, disposé en oblique sur une assiette longue, beaucoup de relief. Mais l'aspect gustatif n'arrivait pas à la hauteur du visuel.

Carpaccio de thon rouge. À nouveau un très très beau plat visuellement. Longue bande de thon d'un vermillon éclatant décoré comme un trésor sous-marin. Tranchettes de radis en parfaite harmonie colorée et apportant du croquant comme le petit croûton fumé aussi. Points d'espuma de choux fleurs, raifort, wasabi, graines et pousses herbeuses. Visuel très tendance. Gustatif très satisfaisant sans être exhalant.

Cabillaud de la mer du nord. Très belle cuisson sur peau, chair somptueuse. Assaisonnement sur la peau plus une sauce mousseline aux pousses de safran disposée avec parcimonie (deux points sur l'assiette et une saucière déposée à part). Tombée d'épinards au chou rave. Couteaux de mer juste saisis et un délicieux petit soupion. Très belle assiette de très belle facture. Face à moi, un Agneau servi saignant avec des Gros gris, mousseline de pomme de terre et de superbes petits légumes. Très belle assiette aussi. 15 aussi

Feuilleté aux pommes flambé au calvados. Faite maison et minute. Plus classique, c'est un reliquat de l'ancien style. On avait normalement droit à un gâteau au chocolat mais j'ai demandé la substitution. Glace vanille. Vu que j'ai demandé la substitution je ne tiendrais pas compte de ce plat sur le calcul de la côte. (13). Face à moi, le sabayon au champagne était en effet excellent. Beau renouveau d'une maison qui était trop longtemps restée figée dans la cuisine de grand papa. Reprise en mais il y a peu par les fils, l'assiette a fait bond de 40 ans de 1970 à nos jours. Très bien mangé !

La Bruxelloise     

C'est le stéréotype de la brasserie, plus parisienne que bruxelloise ni carolo, d'ailleurs : ambiance feutrée, rampes dorées, miroirs bronzes, et une moyenne d'âge de la clientèle faisant redouter des départs naturels avant la fin du service !! Le service y est rapide, efficace, la petite blague au bord des lèvres, et nourrit deux à trois séries de convives par soir avec, les soirs de Foot, un service à 18h, un second à 20h30 et un troisième à 23h !! Mais contrairement à la moyenne des brasseries parisiennes, ici on mange bien. Nous avons goûté trois entrées en mi-portion que le chef a aimablement accepté de nous concocter. Un saumon fumé maison avec quelques crevettes grises et du persil plat, classique, simple mais parfait en qualité, fraîcheur, saveur et présentation. Ensuite un ris de veau en croûte de chapelure aux graines de moutarde, fondant en bouche, également fort bien préparé, et enfin la St Jacques sur un beurre blanc avec fondue de poireaux verts, fort savoureuse, bien assaisonnée, et les poireaux encore croquants et pleins de jus dessous... En plat nous avions choisi le classicisme des moules au vin blanc, magnifiquement servies dans la casserole posée en biais sur l'assiette, fumantes de saveurs, les légumes tous frais, coupés gros, croquants, les moules superbes, pas une n'était "rikiki" ni séchée, toutes étaient ouvertes, juteuses, savoureuses, et les frites servies dans un cornet en faïence sur pied de métal, croustillantes, fraîches... Rien à reprocher, une belle cuisine de brasserie d'un très bon niveau. Et leurs arrangements floraux sont superbes !!  

Le Mont-à-Gourmet  

Une Situé sur la place de GOUY, commune rurale, la maison a un petit parvis de Pierre grise et un grand jardin où on sert en été. Les salles ont été totalement rénovées. Fini les chaises inconfortables en demi-cercle en bois peint en bleu style 70/80 et les grandes portraits glauques d'acteurs morts. La déco est à présent vraiment superbe ; murs ornés de larges bandes parallèles de tissus gris de deux tons, repris sur les chaises et tables, avec du blanc et des touches de vert en déco. Tables magnifiques, de la Pierre, du métal, panier de fleurs blanches et vertes, un peu de violet, tout est dans le ton.  Sac de fleur de sel en dentelle verte. Moulin noir. Top joli et harmonieux. Carte des vins assez ample mais aucun nom de vignerons connus. On sent le fournisseur unique et le manque de recherche. Le Saumur choisi fut très banal. Service par une jeune fille très aimable et au geste précis. Musique d'ambiance classique un peu monacale. Carte proposant deux menus, un 3 services a choix multiples et un dégustation. Tous deux avec option "forfait vins" au prix raisonnable. Les mises en bouche arrivent. Trois pièces blanches, vert et grises sur une ardoise. Aller jusqu'à assortir les mises en bouche au cadre, wow, impressionnant dans le désir de changement. On sent un vent nouveau dans cette maison. Arrive alors le.... chariot de pains !!! Autre nouveauté. Comme dans les grandes maison le chariot de bois porte sept pains tranchés a table avec couteau dans une main, gant blanc sur l'autre ! Deux demi sphères de métal et une grande éprouvette sur un socle de bois proposent beurres et huile pour les accompagner. Effiloché de lapin aux pruneaux et foie gras. Le lapin était en quenelle sur un toast brun croquant posé sur l'escalope de foie gras. Très bonne saveur de ce mélange. Le foie était fort bien cuit et savoureux. Le lapin explosif. Une autre quenelle de choux rouge délicieusement sucré amenait douceur et encore ce rappel de couleur violette, deux tiges de ciboule amenant le vert. Légère huile de cuisson sur l'assiette striée, très belle et très chaude. Un plat étonnant, inhabituel mais charmant. Agneau. Mais quel agneau. Sur une assiette longue gigantesque  Un beau carré, trois os dépassant d'un morceau de viande gros colle mon poing, piqué de romarin, et qui une fois tranché révélait une chair somptueuse, rouge foncé, Matte et brillante a la fois comme ces steaks texans qu'on voit dans les pubs des magazines de United Airlines !! Et que de goût. Une vraie merveille. A coté des pommes de terre rattes au four, un petit caquelon de verre contient les petits pois à la française, avec quelques lardons juste saisis, juste pour l'arôme. La sauve à la lavande reste discrète, savoureuse sans les excès aromatiques qu'on aurait pu redouter à son annonce. Mais le top à part la viande purement parfaite étaient ces tagliatelles d'asperges blanches, croquantes et qui, mêlées a la sauce, devenaient un plaisir jouissif. Superbe assiette. Gros coup de cœur. En dessert, je reçois des beignets de banane touts ronds, format petit chou, chauds mais assez fades, nappés d'un coulis de cacao, amer. Les beignets sphériques étaient posés sur du ris au lait, froid, et fade aussi, manquant de tout, sucre goût et intérêt. Une boule de glace ne sauva pas ce dessert fort décevant. Servi sur un carrelage strié et large, ici inesthétique et un peu "lourd" dans tous les sens tu terme. Dommage, d'autant plus que j'avais commandé les profiteroles en dessert (et en plat, le sandre !! Avec l'agneau j'ai gagné au change. Ici pas...). Bonne maison, mais a besoin d'un peu plus d'attention à la prise de commande :-)

Le Val d’Heure

Situé pile à deux pas de l’Eveil des Sens, au carrefour (!) de Bomerée, ce restaurant a eu une demi-douzaine de gestionnaires et/ou propriétaires depuis 5 ans. A présent repris par le patron de la Bruxelloise, il a réouvert fin 2007 avec comme chef un ancien second de Michel Haquin. Malheureusement ce dernier, peu inspiré, et très imprécis dans ses assaisonnements et leur équilibre dans l’assiette, n’a pas permis de faire sortir l’endroit du lot. Mais la bonne tenue de l’établissement, le nouveau look très trendy et une qualité moyenne globale a permis au nouveau patron de stabiliser financièrement son investissement. Depuis la mi-septembre 2008, le chef a changé 5 fois, une vraie malédiction... Nous espérons néanmoins voir cette maison renaître une fois de plus de ses cendres, ou décoller, tout simplement. C'est apparemment le cas puisque depuis 2010, l'ancien chef de "La Part des Anges" a réussi à remonter le niveau de l'établissement qui est à suivre, sans nul doute. Effectivement, ce début 2012 j'y ai fait un repas fort sympathique, plein de qualités, et dans un esprit plus "brasserie gastro". Bonne idée !

Le Parc Mambourg

Le secret le mieux gardé de Charleroi. Parce qu'il a fallu que mon copain Olivier m'en parle pour que j'aie l'idée d'aller fureter à la Rue Dourlet (rue que je défie toute personne non-initiée de trouver tant elle est cachée et compliquée d'accès... et glauque!) et de trouver, au sein du complexe de tennis, une salle ressemblant au premier abord à sorte de "cafétéria de la salle de gym du Patronage", mais qui dès qu'on y regarde à deux fois, est en fait un excellent restaurant. Le Chef, magnifique gros nounours alliant bonhomie et talent, ne manque pas de saluer chaque table, parmi lesquelles on trouve beaucoup d'habitués : en effet, il est quasiment impossible de trouver ce restaurant par hasard. Moi-même suis passé dans cette rue des dizaines de fois sans imaginer qu'il y avait un resto ; pire, je n'avais même jamais remarqué les courts de tennis !! La carte est rédigée sur un grand tableau. Et que de bonnes choses : petits gris à l'ail, huîtres "pousse en claire" de l'île d'Oléron, Araignée de Boeuf, Poulain, Ecrevisses, et j'en passe et des meilleurs. Un choix très large, et tout ce que nous avons choisi était tip top, gourmand plus que gourmet, mais satisfaisant jusqu'au bout des papilles. Côté vins, le choix est plus limité qu'avant, mais on nous promet un remaniement prochain. (Et il paraît que le chef fait des strip-teases le samedi soir... ou est-ce moi qui fantasme ??)

Côté Terroir 

Petit restaurant discret ancienement situé derrière la basilique de la Ville Haute, ayant déménagé en 2011 vers l'ancien bâtiment de "L'Iviscos" à Montigny-le-Tilleul. Souven squatté le week-end par des vieilles dames sortant leur fille et leur gendre, mais on y mange bien, de bons petits plats préparés par Thierry Terroir (ça ne s'invente pas) et servis par son épouse. Classique mais fin, le menu à choix multiples permet à chacun de s'y retrouver : estouffade de homard au basilic, cannelloni de poularde, tuile au parmesan : très jolie combinaison ; désossé de caille farcie de foie gras, jus au porto, huile de truffe (très bonne préparation, quoique le désossé avait toujours certains os et que l'on ne nous a donné au départ aucun rince-doigts - et ces lingettes sont horribles, qu'y a-t-il de difficile à mettre un peu d'eau chaude et une tranche de citron dans un bol???) ; tournedos Rossini : grand classique, évidemment, mais bonne cuisson, et les légumes en accompagnement étaient croquants et savoureux. Beaucoup trop de classicisme dans les sélections de vins, visiblement adapté à la clientèle d'âgés habitués, à qui le sourire chaleureux du patron doit plaire, autant qu'à nous d'ailleurs.

A la Tête de Boeuf

La réputation de cet établissement n'est plus à faire, puisqu'il est même cité dans le guide rouge Michelin. Situé aux abords de l'abattoir de Charleroi, on n'y mange évidemment que peu de poissons :-) La viande est à l'honneur, mais pas uniquement la bidoche locale puisque la carte comporte du steak de vache irlandaise, du Limousin, du Charolais, etc. j'ai choisi les Croquettes de crevettes maison : très savoureuses, goût profond et capiteux, panure croustillante, servies avec une salade mixte de jeunes pousses, roquette et laitue, ornée de pignons de pin et de crevettes fraîches, alors que Christian a essayé l'américain maison, rouge vif, plein de vie, mais peu assaisonné (un thème qui reviendra par la suite) ; homard-puce partagé en seconde entrée, avec un beurre au citron savoureux, et tous les outils pour décortiquer à loisir ; enfin steak de vache irlandaise, avec champignons poêlés à l'ail (sans crème), viande tendre et ayant assez bien de goût (mais on a connu mieux), mais manquant fortement d'assaisonnement. Si vous en demandez les sauces servies à part, et les frites rivalisent de qualité avec les meilleures friteries ( ndlr : notre préférée c'est Chez Antoine, place Jourdan à Bruxelles, les meilleures de Belgique, selon nous ), mais n'étaient elles non plus, pas salées. Détail qui tue : même le pain n'était pas salé DU TOUT. Etrange !! En dessert, une "tulipe" de biscuit aux amandes contenait la glace au lait du même fruit, très jolie présentation et glace faite maison douce et fine. La déco est simple mais c'est propre, le service est attentif, rapide et précis. Carte des vins un peu vieillotte, fort Bordeaux, peu d'autres choix, sauf millésimes anciens qui semblent indiquer un manque de renouvellement. Que demander de plus, surtout quand c'est exactement du niveau qu'on attend : sans chichis, mais bon.

Chez Duche    

Gentil endroit sympathique près du Monument, proposant une carte courte et classique. Cadre repeint, moderne, tout gris, des objets orange par ci par là, joli, propre et net. Patronne sympathique et avenante en salle, une jeune fille totalement incompétente à ses côtés :-) Carte classique (scampis, cassolette de petit gris, croquettes, steak, sole... ), plus des suggestions sur tableau un peu plus intéressantes, st jacques, tripes, andouillette Aaaa, etc. Testons les Croquettes de Crevettes : servies sur une assiette COUVERTE de crudités diverses, très chargées, du style "chez nous on nourrit son homme  HEIN HEIN??" mais peu intéressante (salade, tomate concassée, œuf, concombre, chou etc. vinaigrette). Quant aux croquettes, la mienne était percée à l'arrivée. Croute croquante mais épaisse et ayant "absorbé" la plus grosse partie de l'intérieur coulant, fort bon, mais donc peu copieux au final. Ensuite, des St Jacques, coupées en deux et grillées "croisillons" un peu trop cuites, sucrées, assortie de truffe totalement insipide et donc inutile. Asperges à la flamande : un peu trop cuites et manquant de sel. Pas assez de sauce (œuf) pour les 5 donc on se lasse une fois la moitié. Ris de veau en beignets, sauce au sirop de liège. Sauce trop sucrée. Viande bien cuite mais aurait pu être un peu plus saisi. Accompagnements nuls, frites pas cuites, molles, purée sans intérêt, poêlée de légumes 4x trop copieuse. Enfin, on a goûté l'Osso Bucco tagliatelles : très sec. Peu de sauce. Peu de saveurs. Et Dieu sait que l'osso bucco peut être festif. Il faut le dire. C'était pas mauvais, mais désespérément bof. Globalement, de bonnes intentions, un ENORME manque de joie et de précision dans le travail. Allez-y pour un steak frites, ou un américain, à la rigueur...

De Vous à Nous   

Il y a trois ans, j’écrivais ici « Qu'est-ce qu'on a bien mangé chez François Duvivier »… Il faut dire qu'on s'inquiétait un peu à son sujet : après des débuts très prometteurs dans leur ancienne maison de Mont-sur-Marchienne (13/20 au GaultMillau), le jeune chef avait investi une grande demeure de la commune "posh" de Montigny-le-Tilleul, et cela semblait avoir cassé l'équipe, l'ambiance et même l'assiette, avec la cote qui avait dégringolé. Mais ensuite, une nouvelle période positive avait ramené la confiance en cette maison proposant une cuisine gastronomique à petit prix. Mais en 2008, catastrophe et déception totale à plusieurs reprises... Vu ce manque de constance, comment se prononcer ? Sélections de vins un peu légère (beaucoup de vins du nouveau monde, et une prédominance du « petit prix » plutôt qu’à la qualité). Le chef fait à présent l'honneur de visiter la salle, et s'est entretenu avec nous de manière fort amicale, parlant du passé et du présent avec aisance et grande clairvoyance. PS : les toilettes valent le détour juste pour le sublime robinet de lavabo lumineux à changement de couleur. Suite à nouvelle visite en 2010, c'était de nouveau bon. Allez savoir... A suivre !

(La Tavola Del) Gallo Nero

ACOZ (Gerpinnes) - Sous-titrez "Chez Luigi". En effet, vous êtes dans la demeure d'un personnage, un "vrai", que je connais depuis la fin des années 70. A l'époque, Luigi tenait "L'Arcadaire", le seul magasin de disques "branché de Charleroi. DJ, organisateur de concerts, disquaire... nous lui devons tous nos meilleurs vinyles. Recyclé dans la gastronomie depuis plus d'une décénnie, il reçoit ici chez lui sur la Place d'Acoz, avec une carte "sur tableau" de très bonne facture, des assiettes d'antipasti superbes, une cave à vins pleine d'amour, et sa collection de disques en prime ! Bon Moment garanti, et à 22 euros le menu 4 services, pourquoi se priver ?? PS : ouvert uniquement les vendredi soir, samedi soir et dimanche midi (plus jeudi soir et dimanche soir sur réservation uniquement, mais d'après le site web ça évolue). Tél 071 634244

Les 2 Fenêtres

Une petite bonne femme charmante aux fourneaux, un charmant serveur ressemblant à Billy Crawford, des tables et chaises modernes, une salle haute, où résonne le bruit des fourchettes (et des Gsm, malheureusement), un grand tableau proposant environs 5 entrées, 5 plats et 3 desserts. La maison est d'une très bonne tenue, on s'y sent bien. Les vins ne sont pas chers mais la moitié de la cave manque à l'appel. Nous avons dégusté l'antipasti maison, superbement servi sur de longues assiettes elliptiques, les "tortellos" aux épinards et roquette, et le filet de "cub" irlandais (un peu à l'étroit sur sa petite assiette ronde couverte de chicons et patates) délicieux. Lors d'une seconde visite, nous sommes restés mitigés sur une assiette de "bruschetta" ressemblant plutôt à un plat de zakouskis tartinés, mais le duo de pâtes proposé ensuite était fort bon. Lors d'une visite suivante, fort bonne entrée, et excellent duo de pâtes, le tout arrosé d'un excellent vin. La fois suivante, des plats peu précis, du balsamique partout, serveuse "gentille"... sorti déçu...  L'endroit reste sympa et accueillant.

Le Castelin

CHATELET - C'est un café sur la place, collé à l'hôtel de ville, et il y fait aussi restauration à l'arrière-salle, et où on mange bien. Ayant commandé une entrecôte de Charolais (que l'on m'a proposée bleue, bravo) et en entrée un duo de tartares boeuf/thon, nous furent ravis de recevoir en "mise en bouche" trois belles huîtres gratinées. Passée notre assiette d'un excellent jambon pattanegra, nous avons apprécié la qualité des tartares et de leur accompagnement, le goût puissant de la viande, la poêlée de champignons sauvages au beurre (et sans crème, encore bravo) et le bon service de vins de bonne facture, malgré une carte limitée, ce qui montre discernement et choix de la qualité. Une adresse à recommander pour un petit lunch sur le pouce, sympathique et convivial.

Les Tilleuls 

FLEURUS - Le bâtiment était jadis la Maison de Maître d'un charbonnage, puis a été une pension de famille et est depuis les années 80 un restaurant tout de vert vêtu, aux tables cossues et chaises confortables. Le menu est assez classique mais de bonne qualité. La clientèle ce jour là était 100% troisième âge et la carte des vins s'en ressent : que du bordeaux et un peu de bourgogne, point final. Rien du Roussillon, rien du Languedoc, rien du Sud-ouest, deux malheureux Côtes du Rhône. Triste et bien dommage. Même pénurie sur les fromages, dont le choix était le même que chez ma Mère (un chèvre frais, du Brie, du Chimay et un fromage à pâte dure, et un trop gros morceau de chaque, comme pour compenser le manque de choix). Le vin blanc nous a été servi chaud, et n'a été à la bonne température qu'en fin de bouteille. Limoncello maison en pousse, offert, mais également pas assez frais. Nous avons bien mangé, mais le fromage et le vin sont deux choses sur lesquelles une maison de cette qualité devrait faire un effort particulier afin de ne pas aliéner la clientèle plus jeune, futurs clients vu la disparition assurée des centenaires, et qui y est fort sensible.

Le Pré Vert    

HAM-SUR-HEURE - Situé sur les hauteurs du Ham(eau) sur Heure, la bâtisse possède son propre parking duquel on accède au restaurant via une vaste terrasse ombragée en bois, surplombant une grande clairière verdoyante (diantre, d'où ont-ils imaginé le nom du restaurant??)... C'est à cette terrasse garnie de jolies chaises en fer forgé et bois patiné, et de, moins jolies, tables en plastique décoloré, que j'ai commandé leur menu "dégustation". En apéritif, le champagne n'est pas (!) disponible à la coupe, mais tous les classiques. En mise en bouche, un petit cannelloni de parmesan sur crème d'asperges. Bon. Première entrée, un émincé tiède de St jacques annoncé au citron mais goûtant plus le poivre, et inélégamment décoré de deux bouts de persil et trois tranches de carotte toutes sèches... C'était néanmoins agréable et rafraîchissant. Sous le poivre, on sentait une idée de qualité. Le filet de bar arriva, brillant d'argent (et donc pas cuit sur peau), seul dans l'assiette, avec une sauce crémeuse fine, mais fade, alors que la carte disait "aux poivrons doux". Chair excellente, ensemble simple et assez élégant. Pour suivre, les tagliatelles de homard, pâtes orange foncé, tomatées avec un fort arôme de rouille et crustacés, et la chair d'un demi homard. Classique mais efficace, et copieux. Malgré la conversation des deux couples de retraités de la table d'à côté qui ne parlaient que de diverticules, varices, de leurs options d'incinération et du type de marbre de leur columbarium, se faisant remarquer avec un apparent agacement que cela coûtera beauuuuucoup moins cher à LEURS enfants que ce qu'eux ont dû payer pour les tombes de leurs parents (ces gens ne savent visiblement plus parler de VIE ! ) j'ai apprécié le petit sorbet de pêche de vigne, un peu trop sucré, mais original, au moins. Carré d'agneau, viande bien rosée posée sur tomates séchées chaudes, pommes de terre rôties, mais l'assiette était malheureusement par du chou-fleur, carottes râpées et chou fleur cru, et pas cuisiné : inutile et encombrant... Viande fraîche et de qualité, pas de sauce. Les forfaits vins étant fort classiques (alsace, bourgogne, bordeaux), j'optai pour la carte, qui se l'avéra tout autant. Le châteauneuf du Pape blanc 2000 choisi était à la limite de la madérisation. Lassé après la moitié de la bouteille, je demandai un verre de rouge avec le plat, et on me servit un bourgueil 04 parfaitement infect. Un gros travail de renouveau doit se faire sur ce point. "Petit soufflé à la pêche sanguine" fut en fait une glace au goût agréable entourée de fruits rouges, sympathique et frais, tout comme le sourire de la patronne, contrastant avec la tête d'enterrement du jeune serveur, style serial killer. L'endroit est finalement bien agréable, j'y retournerai.

Saveurs d'Asie

Un des meilleurs restaurants vietnamiens que je connaisse. Les Dim Sum à la vapeur sont excellents. Le riz en feuille de lotus, mmm et surtout le poulet GRILLE à la citronnelle, servi sur lit de pâtes fraîches, une merveille. La carte des vins est malheureusement minuscule, et sans aucune inspiration personnelle (fourniture exclusive par un négociant de la région louviéroise fourguant ses vins médiocres et une carte préconçue - prints d'ordinateur sous chemises transparentes dans un livre-farde en skaï vert foncé - à une pléiade de restaurants, dont un tas de restos asiatiques). Mais on mange très bien chez "Saveurs d'Asie", le cadre est charmant, et le service excellent.

La Guinguette

Le nom évoque immédiatement Jean Gabin et un joueur d'accordéon, tant ces films en noir et blanc hantent encore nos souvenirs et illustrent une envie universelle de siroter une absinthe ou un chambéry-fraise au bord de l'eau...  On est ici à l'Abbaye d'Aulne, juste avant une des nombreuses écluses, et c'est là qu'un couple d'entrepreneurs locaux a décidé de reprendre un vieil établissement qui périclitait et de le mettre à neuf. Grande terrasse de pierre bleue et bois patiné occupée en partie par de gigantesques et superbes parasols vert foncé contenant un chauffage pour les jours frisquets, tables et chaises de bois... Et à l'intérieur, de belles tables en chêne massif et des chaises confortables complètent l'impression donnée par la magnifique rénovation du bâtiment (en profondeur, nouveau sol, nouvelles fenêtres, tout est refait) mais en gardant l'esprit guinguette à travers de très jolis détails comme ces tringles à rideaux en fer forgé terminées par de petits oiseaux, le bar décoré de portes de bois anciennes récupérées dans un château, ou les rideaux et sets de table en tissu quadrillé brique et crème. Carte classique de brasserie, comme cette tomate-crevettes "retour de Zeebrugge", la croustade de fromage d'abbaye et jambon d'Ardenne ou la poêlée de supions à la méditerranéenne, la côte à l'os "marchand de vin" pour deux, le filet américain, etc. Côté vins, un joli choix surtout pour un restaurant qui débute, avec à la fois les VDP de l'Héraut et autres du Pays d'Oc, et aussi les classiques Bordeaux (pour les vieux). On peut juste regretter l'absence de Champagne à la coupe (mais bon, c'est une guinguette, pas un gastro, je comprends), c'est à la bonne franquette ! Superbe détail, la plaque "Commodités" en métal moulé, au-dessus de la porte de ce que tout le monde appelle "toilettes" : quelle classe !!  La Guinguette, 5 Rue de l'Abbaye d'Aulne (fléché à partir de la Route de Beaumont). 071 560432

Clos Bernardin

FLEURUS : Petit restaurant très accueillant et très élégant du centre de Fleurus, le Clos Bernardin est tenu par le couple Drèze, Monsieur en salle, Madame aux cuisines. Excellente tenue du côté du service, avec une mention spéciale pour le service du vin, effectué selon les règles de l'art, décantage à la flamme de bougie etc. Côté assiette, c'était bon, mais sans étincelles : mousse de tourteau, fraîche, savoureuse, mais malheureusement pas très différente que la "salade de crabe" des traiteurs, bien présentée dans un cylindre de verdure ; brioche tiède au chaource, pâte bien croustillante, fromage moelleux, mais je n'ai pas retrouvé le parfum du chaource, et ai eu l'impression de recevoir du chèvre (ce qui est d'ailleurs ce que m'annonça le serveur en posant l'assiette, ce que je pensais être une erreur... le mystère reste donc entier) ; magret de canard aux fruits rouges, une énorme portion puisqu'on nous a servi le magret entier par personne, tranché gros, servi bien saignant, mais tristement caoutchouteux, peu savoureux et NOYE dans une sauce grenat sucrée et écoeurante ; petites pommes de terre à l'eau sans passion et griottes pochées fort agréables en accompagnement. Côté vins, la carte est bien garnie aussi bien de classiques que de vins plus à la mode. Tarifs très démocratiques.

Chez Bob

Petit restaurant d'habituée à la Rue Dourlet. Le patron aux oreilles touffues cuisine ses petits plats en traînant courageusement la patte, l'équivalent d'un gros bourdon en poils sortant de chaque narine et de chaque oreille, le tout dans un style classique et amical. Petite carte des vins sympathique, notamment un excellent Lirac

Etoile d'Asie

Situé pile aux "4 bras" de Gilly, cette maison propose plats chinois et thaïlandais mélangés dans une carte assez large et cosmopolite, comme la plupart des asiatiques le font. La salle est claire, longue, spacieuse, la grande fontaine centrale ornée d'un bouddha doré inspirant tout l'inverse de Michel Daerden. Ayant opté pour le menu gastronomique, mes copines Laurence et Sophie et moi reçûmes un potage dans un bol carré (pas pratique pour racler la fin, ni pour boire par le coin), le mien était curry jaune/poulet/coco, pas mal, plus acidulé que les versions que j'avais consommées précédemment mais bien. Les entrées arrivent, deux gambas grillés dans leur carapace, deux beignets de scampi, une grosse croquette, une croquette de quelque chose au curry, deux pâtes vertes enrobées de feuilles de lotus, le tout compacté sur une assiette de 10cm sur 15... très difficile de manger tout cela proprement dans aussi peu d'espace, d'autant plus que les carapaces des scampi collaient à la chair... Mais tout était savoureux, intéressant, sans être passionnant mais bon. Les plats arrivèrent, et le serveur, en les déposant, demanda "vous savez manger piquant ?". Une fois le plat cuit, préparé et servi c'est un peu tard. Nous eûmes tous la langue brûlée par les piments du premier plat, des gambas grillées dans une sauce curry/coco, épouvantablement piquant, et cachant une saveur aqueuse fort légère. Nous avons donc eu du mal à apprécier à sa juste valeur l'apparemment excellent canard et le poussin rôti dans sa sauce sucrée aux baies roses. Carte des vins courte mais on y trouve quand même ce qu'il faut. Adresse intéressante donc, mais il faut les prévenir "pas trop piquant" ! Ch de Fleurus 3 à 6060 Gilly, 071 421857

Le Castel

PONT-DE-LOUP (Châtelet) : Restaurant familial situé en banlieue, à un kilomètre du centre de Châtelet, on le remarque de loin en raison de la peinture rose et orange claire de la façade, très...heu... visible. La patronne vous accueille l'oeil vif et "spittant" comme on dit chez nous. Certes la décoration est vieillotte, le tapis aux murs aussi fleuri qu'affreux, mais personne ne semble s'en soucier, la clientèle étant principalement composée d'habitués. La famille Moisse (Monsieur et la fille en cuisine, Madame et le gendre en salle) propose deux menus, l'un à choix multiples pour 39€, et l'autre, succession gastronomique fixe, à 60€. Nous avons opté pour le menu à choix multiples, et avons commencé par une variation autour du saumon, comportant, sur une assiette de verre particulièrement chargée de crudités et décorations en tous genre, quatre préparation de saumon, en tartare, fumé, mariné et cuit avec sauce. Ensuite Ris de veau poêlé sur un coulis de pois, et enfin un Duo de Solette meunière pour moi, Dos de pintade au choux chinois pour lui. Je ne dirais pas que c'était fabuleux mais tout était bon. Chariot de fromages sympathique, et carte des desserts assez classique. Choix de vins très réduit en blanc, majoritairement bordeaux en rouge, mais la clientèle vieillissante ne veut que cela.

Les 3 Notes   

BERZEE - Très chouette repas au restaurant "Les 3 Notes" à Berzée (à 5 min au Sud de Ham-sur-Heure). Cadre magnifique, confortable et lounge, tables superbement dressées. Mises en bouche (snacks, puis trois pièces cuisinées) toutes excellentes, suivies d'une très belle première entrée de St-Jacques crues et foie gras en toute subtilité. La Crème de champignons avec ses tuiles de jambon grillé et son émincé de suprême de caille fumée était fabuleuse, toute comme les St-Jacques poêlées avec leur jus de moules, écrasé de pdt et purée de racines. En plat, le meilleur du faon, somptueux, avec un accompagnement remarquable et une sauce caramélisée et puissante. Dessert autour du chocolat et excellentes mignardises. Ils n'ont que 18 couverts, faut réserver. Rue du Pont de Bois 11 à Berzée - 071 685392

Délices de Sicile

Petit traiteur sicilien où on peut aussi manger, mais comme ils n'ont que quelques minuscules tables ressemblant plutôt à du mobilier de camping, je dirais Take Away. Les Arancini excellents, les pâtes aussi : lasagnes explosant du goût acidulé des tomates, tagliatelles boscaiola aux champignons des bois, au safran, bolognaise pleine de viande succulente...  Ils font aussi toute une série de desserts siciliens magnifiques. Je suis plus réservé sur les pizza, fort plates et un peu fades. Les recettes sont celles de la Mamma, énergique, souriante, un vrai soleil. Sa fille et apparemment jeune patronne fort timide et un peu empotée, ne semble pas toujours à l’aise dans son rôle d’hôtesse, et ne sait clairement pas se décider sur le fait qu’elle veuille, ou pas, livrer à domicile, cette option étant apparue, et disparue, plusieurs fois. Il faut donc s’y rendre, Route de Beaumont, face au parc de Marchienne, et ils sont ouverts tous les jours jusque 22h sauf le dimanche. 071 368573 

 

Pour des avis plus récents, merci de vous rendre sur le groupe "Gastro'bon Carolo" :

https://www.facebook.com/groups/GastroBonCarolo/


 

 

 

OUI, MAIS...

 

An-Nam

Resto au décor un peu moderne, un peu trop, mais bon, alliant dans sa carte des spécialités dites « chinoises », thaïlandaises et vietnamiennes. On a panaché, mais seuls les Dim Sum fort charnus et nombreux, m’ont laissé un bon souvenir, le reste était assez banal et au niveau des saveurs, bien en-dessous de ce qu’on sert chez « Saveurs d’Asie » par exemple. Passons…  Rue Charles Dupret à Charleroi.

Version Originale    

En novembre 2008, le changement abordé à « La Dacquoise » par le nouveau décor « bois, brique, olive et blanc » a été accéléré jusqu’à une refonte totale de l’endroit, et un changement de nom : VO (version originale). Des prix annoncés « plus démocratiques », mais qui ne le sont pas vraiment...  Il n'y a plus de menus ; juste une carte axée clairement sur les grillades de bœuf et le homard. Quel dommage, on y mangeait si bien. Mais je ne peux plus le conseiller vu que je ne sais pas si c'est encore bon ou pas. En effet, alors que j'avais réservé, ils m'ont rappelé le lendemain en disant  "j'annule votre réservation, parce que je n'ai plus envie de cuisiner pour vous et la femme ne veut plus vous servir". Sans explication aucune, acte fort courageux, et en raccrochant après, tout aussi noblement. Sympa, non ??? LOL. Bon, ben, tant pis, hein ! :-)

Le Moulin

MONTIGNY-LE-TILLEUL - Décor typique d'une petite guinguette sur le bord de l'Adriatique, quelques tables sont dressés à l'extérieur, sous une sorte de petite véranda en plastique. A l'intérieur, murs peints en jaune, tableaux un peu "cheezy"... Tables à l'intérieur nappées vert foncé, recouvertes d'une plaque de verre et ensuite d'un set de table en tissu rouge foncé. Classique, efficace. A la carte, à la fois les pâtes, les viandes, les pizza cuites au four en terre (et pâte faite devant vous) et aussi, plus étonnant, on trouve à la carte du magret de canard, des côtes d'agneau, un choix de poissons plus large qu'habituellement, etc. C'est la carte des vins qui étonne le plus. Enorme choix d'appellations rassemblées dans une carte très large, région par région, avec au début une introduction aux cépages et un petit guide du vin pour débutants. Mais le patron à la coiffure de céleri, au demeurant assez sympathique, est très peu présent à la table. La patronne encore plus distante. Tortellini al brodo : pas si fréquent que cela dans des restaurant de ce niveau, j'étais étonné de retrouver ce plat qui peut se révéler une horreur si le bouillon est gras. Et il ne l'était pas, le bouillon était succulent, poivré, savoureux, et les tortellini délicieux, fondant dans la bouche. Servi un peu trop chaud dans une petite casserole émaillée sur l'assiette, c'était charmant et étonnant. Festival de pâtes : quatre variétés, ce qui est également étonnant, et mon score habituel est d'aimer deux sélections sur les trois proposés. Ils nous avaient demandé ce qu'on voulait dedans, j'ai dit au patron de faire à sa mode. Tagliattelli verts, fins, avec huile d'olive et aubergines, très réussi, gnocchi dans une sauce aux herbes, fin et aussi délicieux, demi lasagne "minute" au goût de tomates fraîches encore bien perceptible ce qui est très rare, et enfin des penne avec une sauce fromagée bien dosée. Etonnant, les quatre étaient très bonnes, avec une mention pour les tagliatelli aux aubergines et les gnocchi. Tiramisu maison : compact, crémeux, ni froid ni humide, bonne tenue. Malheureusement lors d'une seconde visite, attitude des patrons regrettable, aucune atten,tion pour la table, il a fallu les appeler plusieurs fois. Côté plats, si les scampi frits étaient succulents, panure légère faite maison, la lasagne était faite de blocs de pâtes agglomérés collés ensemble, et ni les "nouilles" multicolores, ni la roulade toute sèche et dure en annexe n'ont amélioré ce triste "festival de pâtes"... Autre déception : ils ne font pas de vrai capuccino, mais uniquement du "capou à la belge", avec chantilly. Une honte (je l'ai dit, le patron m'a dit qu'il n'aimait pas le capuccino et que si cela ne tenait qu'à lui il n'y aurait que des petits espressos à la carte, mais qu'il cède à la demande populaire on offrait l'option du grand café et du  "capou belge à la chantilly… je ne suis pas d'accord, mais bon, c'est son choix)

L’Eau à la Bouche

THUIN – à la recherche d’un petit repas sympa, on a décidé d’aller essayer ce nouveau resto ayant ouvert début 2008 à l’entrée de la vieille ville de Thuin, par loin du légendaire café du « Marcheur », quartier général de la St-Roch. Joli bâtiment en angle, couleurs modernes brun sépia/blanc/olive clair très tendaaaance. En entrant, on a vue sur la cuisine à travers une fenêtre « tranche » horizontale creusée dans le mur, et on est salué par les deux jeunes chefs vêtus de noir. Malheureusement l’accueil laisse à désirer, nous avons poireauté quelques minutes avant qu’une des trois filles en salle ne daigne nous indiquer l’escalier, sans pour autant proposer de nous débarrasser de nos vestes (le service qui a suivi était gentil mais un peu incohérent et plein de « oh je ne sais pas » un peu trop répétitifs). La carte est TROP vaste, imprimée et laminée à la manière des restos de chaînes, elle comporte, outre des listes interminables d’entrées, antipasti, pizza, pâtes etc, quelques beaux choix comme un thon mi-cuit dans une infusion aux herbes, ou un carpaccio d’espadon. Quelques suggestions sur tableau viennent compléter ce choix déjà trop large. Ce qu’on y a mangé n’était pas mal mais plein de défauts, les fondus au 2 fromages n’avaient aucun goût, les croquettes de crevettes assez banales, les deux un peu molles, sans forme précise, et quant à l’assiette d’antipasti, malgré de bons produits italiens de base (poivron jaune et aubergine grillés, olives, tomates séchées), le reste (cubes de gouda sans saveur, salade sans vinaigrette, et pas de roquette alors qu’elle était annoncée) était assez banal, et couvert d’un excès de vinaigre balsamique, et d’un décor de paprika et curry aussi inutile qu’encombrant. Quant aux viandes, mon onglet à l’échalote était franchement excellent, cuisson parfaitement saignante, juste une sauce trop abondante, mais le pavé de charolais de Christian n’était ni saignant comme demandé, ni du charolais et en plus, même dans leur second envoi « plus saignant » la viande ne saignait pas, ce qui indique une viande qui a été surgelée. Desserts sympas, dont des glaces artisanales du coin. Gentil.

Le Mairesse  

MORLANWELZ - Des amis devant repartir en France cet après-midi-là m'avaient dit "un truc sympa pas trop cher un peu sur le chemin", je prend donc mon guide jaune et je cherche un endroit que je ne connais pas entre Mons et Charleroi. Après plusieurs coups de fils sans succès, je tombe sur Le Mairesse, à Morlanwelz, une cote de 12/20 et une description d'une vieille auberge rustique etc... ça sonnait bien, donc je réserve. Arrivés sur place, dès qu'on entre, une odeur de vieux, de cramoisi, comme l'odeur de la salle à manger de ma vieille Cousine Nelly qui était un peu incontinente. Une sorte de salle d'attente bordée de petits bancs aux coussins orange-vieux accompagnés de petits fauteuils vieil-art-déco et aux fenêtres de vitraux violet-vert-jaune un peu glauques, et trônant devant, le diplôme du "Mérite Communal 19... je ne sais plus combien". Tout d'un coup ça m'a frappé, j'ai déjà vu tout ça dans un film. The Shining. Oui c'est ça ! Enfin bon, je me dis que même si l'endroit est un peu vieillot on peut bien y manger. Nos amis arrivent et on nous installe à notre table. Elle s'avéra la seule avec une moyenne d'âge sous les 70. Il y avait même une dame dont les cheveux étaient tous sur la deuxième moitié de son crâne comme si elle était passée en soufflerie chez Dassault. Honnêtement, on s'attendait à tout moment à un départ naturel entre deux services. Et si la moyenne d'âge de mes convives était proche de 25 (humf), celle des ustensiles de table par contre, était directement proportionnel aux autres : couteaux piqués de vieillesse, la lame pliée à différents endroits, assiettes décoratives ébréchées, même le vase en verre sur le rebord de la fenêtre était fendu par deux fois... et que dire de cette photo d'un horrible complexe d'appartements orange/turquoise/rouge/bleu ornant, pour une raison qui reste inconnue, la vieille cheminée visiblement peuplée de multiples arachnides bien productives. Première mise en bouche, un melba toast avec une mousse de fromage blanc, une boule de fondu parmesan chaud dehors, froid dedans, et puis un morceau de tomate caoutchouteux et un autre truc au saumon emmêlé dans les jets de poireaux. Si l'un de nous eut un carpaccio de st-jacques aux copeaux de parmesan fort décent, mon filet de bar était tout sec, donc peu frais, et nageait peu esthétiquement dans une horrible sauce tomatée sans intérêt, avec des morceaux de haricots hétéroclitement dispersés dedans. Quant aux aiguilles de lièvre, elles ne saignaient pas, étaient fades, la sauce un peu figée à l'arrivée, les carottes sans goût, l'ensemble peu attirant. En dessert, le "mille feuille aux amandes et mousse au chocolat noir" s'avéra deux biscuits ramollis et insipides emprisonnant une petite couche de mousse au chocolat collante et "rassie". Même la café n'était pas bon. Seule bonne surprise, les vins, qui malgré une carte limitée hors "Bord/Bourg", et malgré que les deux premières bouteilles commandes s'avérèrent manquantes/épuisées, furent totalement ok, notamment un St Chinian rouge et un St Joseph blanc tous deux fort bons. Notons le garçon sympathique mais dont Stéphane a dit qu'il devrait vite aller soigner sa vilaine peau. Ah oui, parking privé à l'avant, ce qui est peu utile, vu qu'on y retournera pas et qu'ayant lu ceci, vous non plus...

Restaurant Indien ( anciennement Usmania )

On a essayé "Usmania" le resto indo-pakistanais qui s'est ouvert à l'avenue de l'Europe il y a quelques mois. Christian et moi sommes amateurs de restos indiens. On doit classer celui-là dans les "moyens" mais pas mauvais du tout. Evitez le Tandoori qui n'était pas savoureux du tout. Mais les plats en sauce étaients bons, le Korma fort doux mais savoureux, les autres bien, le Byriani copieux comme il faut. Les légumes étaient le mieux, les lentilles jaunes étaient bonnes, et Aloo Palak (épinards et pdt et fromage) était le best. Garlic Nan très moelleux mais pas très garlic, et sur la totalité de la carte des vins, il n'avaient que 6 ou 7 choix dispos. On a opté pour un Cabernet/Shiraz australien qui s'est révélé excellent. Très bon Kulfi en dessert, crémeux, bien croquant/collant sous la dent, et bon thé au lait.  Ma copine Nathalye (aka "Perfit") dit que celui de Mons ("Pourquoi pas l'Inde") est bien meilleur, mais bon, c'est plus loin, hein... Peace ! LAST MINUTE : le resto a changé de nom mais c'est toujours indien, même endroit.

Comme Chez Robert   

CHATELET - Un avis mitigé nécessite parfois une longue explication. Recommandé par resto.be et des personnes rencontrées ça et là, nous avons testé cette maison, perdue dans les campagnes entre Châtelet et Presles. Il y a un grand parking, mais on doit faire le tour pour revenir entrer par l'avant. Le bâtiment est grand, avec un hall d'entrée, et la traditionnelle porte en verre fumé... Les tables sont assez petites et pas spécialement bien dressées (il faudrait acheter des nappes à la taille de la table, par exemple :-) La carte est très bien présentée, large, en papier, comme il faut, avec un choix très ample de mets à la carte et trois menus fixes ("sympa", "gourmand" et "gastronomique") plus des menus du "moment". Assez rapidement, la patronne nous a demandé si nous allions prendre un menu, et si nous prendrions "avec les boissons". Pensant qu'il s'agirait d'un forfait vins avec dégustations de diverses appellations, j'ai dit oui, et comme un éclair elle est partie nous chercher trois flûtes d'un mélange rosâtre goûtant la limonade. Il paraît que c'est l'apéritif maison. Ne le prenez pas. une fois informés du fait que les vins "inclus" seraient un "bordeaux blanc" et un "bordeaux rouge" ce qui me parut assez banal, nous optâmes pour la carte. Ce fut un excellent choix puisque la carte comprend de nombreux vins de très bonne qualité à un prix fort raisonnable. Le Saint-Véran était frais et fruité, le Gigondas à 35 euros particulièrement savoureux et le Pauillac (erronément repris sur la carte comme "POUillac" haha) à la hauteur de nos espérances malgré ses 45 euros (très démocratique pour un vin de cette qualité). Quant au menu, nous optâmes pour le menu gastronomique (le plus cher) et ce fut malheureusement une relative déception. Les mises en bouche était en fait deux pièces passées à la friture et deux petits toasts carrés à la "cocktail d'entreprise". En entrée froide, le carpaccio de thon et St jacques était totalement cuit par le jus de citron qui, abondant, masquait toute la saveur des chairs crues ; ensuite le gratin de baby homard était un océan de sauce grasse (mais délicieuse) alourdissant déjà l'estomac, alors que le riz de veau caramélisé était bon mais faisait penser à un plat chinois aigre-doux. Les deux entrées étaient également deux fois trop copieuses pour un menu gastronomique. Le sorbet servi en trou normand n'a pas suffi à restaurer mon appétit lorsqu'on nous servit le veau "à la portugaise" accompagné de vulgaires "krostis", la mode "portugaise" ressemblant à la sauce "chasseur" qu'on sert dans tous les restaurants le long de la route des Ardennes... Et c'est un peu à cela que revient l'impression générale de ce restaurant : un resto de grand route. Un très mauvais point fut lors du service du Pauillac, trois de nos verres étaient ébréchés, et nous l'avons constaté après que le vin ait été servi. Ils ont repris les verres mais n'ont pas remplacé la bouteille, mais simplement "transvasé" le vin dans d'autres verres. Selon moi, cela ne se fait pas. Le coup de grâce fut lorsque pour seul pain en accompagnement du plateau de fromage, on nous proposa des demi tranches de pain blanc carré...  Ni pain aux noix, ni pain gris, ni même demi-gris, ni petits pains un peu croquants... Du pain blanc carré ??? Pour un restaurant se réclamant de qualité, c'est un scandale. Les desserts étaient d'une totale banalité, et le café servi à la cafetière...  Grosso modo nous avons bien mangé, surtout bu du bon vin, mais à aucun moment de ce menu, de gastronomie il n'était question.

Il Duomo

Il n'est pas simple de trouver un restaurant ouvert le samedi midi. Pour une raison que j'ignore, des tas de restaurants sont fermés le samedi midi. Nous avons donc dû rechercher et avons trouvé un italien ouvert, dont l'adresse indiquée sur resto.be était Grand'rue 143 à Charleroi. Ce que nous n'avions pas imaginé c'est que Grand'rue 143 c'est l'entièreté du complexe "Ville 2" et que nous allions donc dans un restaurant de galerie commerciale. Ceci implique pas de porte, et le bruit ambiant de la galerie commerçante qui entre dans le restaurant, des gosses avec des ballons etc etc... Mais enfin bon, les pizzas avaient l'air bonnes et il était 13h30 donc trop tard pour changer. Un serveur nous a accueilli vaguement et nous a indiqué très rapidement notre table, pas dressée, et ne nous a pas donné les cartes, alors qu'elles se trouvaient empilées sur un meuble à 65cm de notre table. Après environs 5 minutes j'ai décidé de prendre moi-même les cartes sur la pile en question... Les plats servis étaient fort bons, plus haut que la moyenne. Les entrées sont arrivées en même temps, mais pour les plats, 12 minutes se sont écoulées entre l'arrivée du premier plat et ceux des deux autres personnes à la table (alors que nous étions à ce moment seuls dans le restaurant). Ca plombe un peu l'ambiance... Pas mal quand même.

Le Palais Impérial

Ayant lu des critiques quasi dithyrambiques au sujet de ce restaurant sur resto.be, je suis allé jusque Gosselies pour voir ce que ce resto chinois avait de particulier. Et j'y ai trouvé la carte des thés, un choix d'une quinzaine de variétés servies dans de belles théières en fonte. Mais à part cela, j'ai certes bien mangé, mais ni mieux ni moins bien que dans un autre "bon" chinois comme il y en a plusieurs dans chaque ville. Gros point noir sur la carte des vins, du style "pré-formattée" par un négociant peu enclin à la nouveauté, tant le choix et faible (en blancs, il y a à peine un chablis, un gewürztraminer, un tokay pinot gris d'alsace et un quatrième dont je ne me souviens plus, point final...).  Service charmant d'une dame jeune et souriante, mais cela aussi est fréquent donc pas particulier à cet endroit. Superbe situation face à la Tour St jean et sa place toute rénovée. Donc "bon mais bof".


 

 

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RIP

Quelques avis / hommages sur des restaurants désormais disparus…

A Ma Façon  GERPINNES - Nous sommes dans la troisième maison de "ENZO", ancien patron du restaurant "le Monument" à Monceau sur Sambre, ayant ouvert deux restos "à ma façon" et "l'Autre façon", puis ayant fermé le second, a changé le nom du troisième. Nouvel équilibre financier, et relance de son activité avec, semble-t-il enfin une formule qualitative stable. Très beau cadre. Murs et sol granite plafond gris perle. Sièges rouge grenat confortables et élégants. Grand bar tout en longueur se terminant par un beau salon posh et comfy à la fois, et ensuite la salle, tables en bois, terrasse sur jardin et forêt. Carte et tableau de suggestions mais assez obsolètes vu que le patron vient vous proposer douze suggestions et qu'au final, il fera de toute façon, "à sa façon"!! Vins italiens uniquement. Très beau choix à un prix raisonnables. Cellier vitré dans lequel des clients peuvent louer un espace pour stocker leurs bouteilles privées pour consommation au restaurant. Buffet d’antipasti fort complet et cuisiné : petites courgettes farcies de haché maison, petits pâtés aux herbes, roulades de zucchini à la viande. Nous avons goûté : Pâtes fraîches avec asperges émincées, simple, mais de bonne facture, cuissons parfaites, manque léger d’assaisonnement. Cabillaud sur lit de bettes et épinards, poisson très bon, beaux épinards bien blanchis, d’une couleur éclatante. Haricots Soisson et saucisse de Toscane au fenouil, un plat absolument délicieux. Côte de porc bien rosée, pleine de jus. Selon la volonté du patron, peu de sauces, parfois trop peu à mon goût. Cuisine légère axée sur le produit. Cool ! A fermé ses portes mi 2013

Le Trou Normand Cela faisait des années qu’on me parlait de ce restaurant, qu’à la fin, n’y étant jamais allé, c’était devenu une sorte de mythe. La légende voulait qu’on pouvait y manger toute la nuit et que si on y allait vers 3h du matin, le chef et tout le personnel dansait et chantait en farandoles à travers tout l’établissement et que c’était à mourir de rire, et qu’on y mangeait du bon steak. Donc au sortir d’une soirée et d’un bon verre dans un café renommé de la ville, il était +-23h et on avait faim. Oh allons au Trou Normand : et nous voilà arrivés devant cette minuscule façade aux vitres colorées un peu comme ces vieilles maisons bruxelloises de la petite rue au Beurre. La salle est toute en longueur, avec une ambiance très parisienne (impression probablement due à l’exiguïté de la salle comme dans l’encombrée capitale hexagonale. La carte est classique, plus des suggestions. Nous avons partagé des huîtres, fraiches et savoureuses, puis un carpaccio de biche tout aussi frais et gouteux, et enfin une côte à l’os pour deux, flambée au poivre, très copieuse, bien saignante, juteuse, magnifique, avec en accompagnement des haricots verts super frais et bien croquants, des champignons arrivés dans un poêlon de cuivre bien cuits, sans trop de graisse, le tout arrosé d’un excellent Lirac. En dessert, une tarte au sucre brun flambée aussi, d’un bout à l’autre du classique mais de la qualité aussi. Quand on y ajoute la bonne humeur et l’humour intelligent du patron et du personnel, cela en fait une adresse entièrement à recommander. Depuis mai 2013, probablement fatigués par des années de nuits trop longues, Franz et son équipe ont arrêté le resto de nuit et ouvert une poissonnerie avec possibilité de restauration à l'arrière. A visiter.

Le Beau Séjour BUVRINNES (Binche) - L'établissement se trouve sur un carrefour d'une route reliant plusieurs villages aux confins de Binche, direction Erquelinnes. Apparemment le bâtiment est un ancien café-restaurant qui a été rénové pour adopter à présenter un look de pub anglais, avec de hautes banquettes en cuir vert foncé le long de murs aux belles boiseries classiques, plus mobilier en bois. C'est une entreprise familiale, un frère en salle, un frère en cuisine, la femme du chef en salle, les  parents et grands-parents qui donnent un coup de main, etc. Comme quoi, en Wallonie, on sait s'entraider ! La carte est présentée sur un double tableau pliant qu'on vous apporte sur un chariot. Très beau choix, de beaux énoncés, et que des produits frais et que du fait maison. Cela change radicalement de ce qu'ils faisaient il y a encore deux ans où une première visite s'était conclue sur une grosse déception. Le changement est superbe à voir. Sommelier (le frère du frère, donc) éclairé, passionné, loquace, belle carte pleine de belles choses, Trévallon, Revelette, Rrimbach, Dard et Ribo..... Le sommelier est très impliqué et se rend en France chez les viticulteurs et dans les salons pro, notamment amoureux des vins bio. Mise en bouche, un capuccino de crevettes grises, puissant et fin. Carpaccio de cèpes et de veau de Corrèze. Magnifique assiette. Rosace de veau coupe très fin. Température agréable (ces carpaccios sont souvent trop froids, voire glacés, mais ici c'était parfait), petits copeaux d'un vrai bon parmesan. Cèpes fabuleux. Les deux en cru était un vrai festival de saveurs. Pavé de vache "façon Mirabeau". Mais quelle belle et couillue idée que de proposer cette préparation "Maribeau" (anchois et beurre d'anchois). Cette viande normande de longue maturation, rouge vif, superbe, servie en pavé, d'une tendresse ahurissante, était excellente. Les anchois posés dessus, le beurre manié aux anchois solide, à disposition mais pas imposé. Superbe idée, le sel de l'anchois s'alliant magnifiquement au bœuf (enfin à Mme Boeuf). Patates sautées très bonnes, purée à l'huile d'olive A S'TAPER L'CUL PARTERRE, plus frites maison en annexe et une petite salade croquante et parfaitement assaisonnée. Enfin, quelques desserts de très belle facture : Baba AUX rhumS : baba servi entier, non mouillé, et deux types de rhums proposés, un doux (tiki, rhum des Fidji) et un sec, qu'on verse à volonté. Et quand on pense que Sarkozy les explulse. Quel con. Aussi une dame blanche à base de glace turbinée maison et véritable ganache, et un superbe moelleux. Très bonne adresse en plein essort. En 2011, ils ont réalisé une "journée Jéroboam" dont tous les participants se souviennent (photo). Santé ! Ont fermé leurs portes en novembre 2012 mais ont rouvert un espace magasin/traiteur/table d'hôte à Anderlues nommé SAVOIRS ET SAVEURS

Le D'Agnelli   - La salle est superbe. Les vitraux, les draperies, le mobilier... Magnifiques. Et le jeune chef Arnaud Dutranoit qui est désormais aussi le patron, fait de son mieux pour redresser la réputation de « surfait » que cet endroit générait jusqu’en 2008. Il propose désormais un superbe menu à +-55€ formé de mises en bouche, deux entrées, plat, fromage, dessert, basé sur les produits du marché. En été, superbe jardin en plusieurs niveaux, avec mobilier en bois confortable, pour manger en admirant les Koïs nageant dans les étangs. Tout ce que j’y ai mangé récemment était franchement bon, frais, intelligemment présenté. Certes la carte des vins pêche toujours un peu par des prix exorbitants sur les grands vins italiens, mais le chef propose de nouveaux choix à prix plus démocratiques, qui permettent de bien arroser ses bons plats. Une adresse à nouveau à suivre. Le Chef n’a pas eu le temps de redresser la réputation « surfaite » du lieu, et le D’Agnelli a malheureusement fermé ses portes début 2010

Le Saint-Germain des Prés - Depuis début 2006, on savait que le St-Germain-des-Prés, le plus ancien étoilé de la région de Charleroi, était à vendre. Son Patron et Chef, Joël Durieux, avait décidé de lever le pied pour raisons de santé, et il a finalement trouvé repreneurs en les personnes de Lyonel Cnudde et Patrice Brosse, venant tous deux du charmant restaurant Coté Sud. Le 15 janvier dernier, c'est donc Patrice Brosse, ancien second d'Yves Mattagne au célèbre Sea Grill de Bruxelles, qui a pris la tête des fourneaux du St-Germain. Première innovation positive, comme Lionel habite désormais au-dessus, plus aucun aboiement de roquet depuis la terrasse à votre arrivée. Deuxième magnifique amélioration, l'ensemble du personnel est à présent agréable et accueillant. Hourrah ! Trèves de petites plaisanteries... Il était temps que du sang neuf vogue dans les veines du Saint-Germain, et, même si on a gardé un menu truffe pour faire plaisir aux (viiiieux) habitués, la nouveauté se ressent dans la carte, très appétissante et complète, plus éclairée, plus inspirée : Noix de Saint-Jacques à la vapeur, abondance de purée de cresson de fontaine, sauce à l’ail frit, huîtres creuses Marennes d’Oléron tièdes en farce de légumes ;  Baby lotte au four au poivre de Séchuan et foie gras de canard poêlé, endives de chez nous caramélisées, lamelles de rattes du Touquet au thym, jus de veau au foie gras et truffe...  En salle, Lyonel officie avec la déférence requise vers les tables les plus huppées, et le sourire en coin et un brin de familiarité très contenue pour les autres. Il fait aussi un excellent boulot dans la gestion de la cave, offrant enfin de nouveaux vins "découverte", une première au St Germain, qui reposait auparavant sur ses lauriers "bordeaux/bourgogne" un peu lourds et surannés. Nous avons goûté le spring-roll au bâtonnet de thon rouge mariné au citron confit, fines herbes de serre et truffe noire italienne confite, émulsion légère à la cardamome : j'ai été particulièrement soufflé par cette première entrée, très bien construite. Une pièce, posée sur une émulsion mousseuse, soit un rouleau, fait de fine pâte de riz transparente, et à l'intérieur, les légumes, serrés autour du thon. L'ensemble était parfaitement épicé, savoureux, d'un croquant délicieux, et très efficace. Et ensuite la Crépinette de suprême de pigeonneau royal d’Anjou, farcie au foie gras de canard et truffe brumale de cavage de Saint Pompon (oui ma chère), enrobé de choux vert et reconstitué dans sa cuisse, petite galette de corne de gattes aux choux, sauce périgourdine. Superbement servi sur une assiette carrée, la crépinette avant le bout de la cuisse qui en sortait, comme un mini monument vert et or, c'était assez charmant et miamement bon. Le bouchon de purée aux choux contenait des morceaux de gattes bien goûteuses, et l'ensemble fonctionnait très bien. Rendez visite au nouveau Saint-Patrice-des-Côtés-des-Prés-du-Sud, je pense que vous ne serez point déçus ! Après une année 2007 correcte mais  un premier trimestre 2008 catastrophique, le restaurant a déposé le bilan début avril 2008 et ne renaîtra finalement pas de ses cendres. Le Bâtiment a été vendu et tout le matériel liquidé, et ce haut-lieu de la gastronomie carolo sera désormais un magasin d’ameublement… Triste fin, malgré les efforts de Patrice et Lyonel pour redresser la barre de ce navire laissé un peu à la dérive par son ancien capitaine. Bravo à eux, c’était très courageux d’essayer.

Le Saint-Exupéry (GM15 TT)  -  Le couple Labrassine et leurs enfants sont tous aux commandes de cet excellent restaurant situé le long de la piste du très irlandais aéroport de Gosselies-Charleroi-Brussels-South (très spectaculaire, les avions décollent juste devant la longue baie vitrée). Le St-Exupéry est une très bonne maison qui gagne à être connue. Certes, le cadre ressemble à un mélange entre une discothèque des années 70 et le décor de "Visa pour le Monde", mais bon, c'est un peu un voyage dans le temps, et ça rappelle les feuilletons anglais des années 60/70 comme Le Saint ou Le Prisonnier... why not, après tout ??  Les sièges sont confortables, les tables bien dressées, les patrons (Monsieur Etienne, Chef, en cuisine, Madame Paule & leurs  enfants en salle) fort accueillants, et chez eux on y mange bien ! Tous les midis 7j/7 et le samedi soir uniquement, outre une carte bien remplie, on y propose un menu "humeur du chef" de 3, 4, 5 ou 6 services AVEC vins, café et mignardises comprises à partir de 55 euros ttc. Nous avons goûté l'excellent tartare de boeuf en papillotes de jambon Serrano, coiffé de son foie gras poêlé, un très bon bar et du faisan magnifiquement servi avec légumes et sauce aux truffes. Mention spéciale pour la glace au poivre rose, faite maison, proposée sur l'assiette de (trois) desserts, et pour la farandole de mignardises (une assiette glacée, une chaude et une tempérée, la classe!) précédant le café, servi généreusement (cafetière à table). Etienne et son épouse qui l'épaule, sont de grands amoureux des vins, recherchant constamment de nouveaux crus, et cela se reflète dans des sélections fort agréables. Excellents choix de digestifs, notamment un Calvados blanc étonnant. Le St-Exupéry a fermé ses portes fin juin 2008. Expropriés en raison des travaux d’extension de l’aéroport, Paule et Etienne Labrassine, et une partie de leurs enfants, sont partis en Bretagne, et one repris un mignon hôtel-restaurant à Plougasnou (au-dessus de Morlaix), nommé AU TEMPS DES VOILES. Nous vous invitons à leur rendre visite lors de vos congés !

Le Nomade (GM 11) - La dame qui le tient a 81 ans cette année (2004) et qu'elle ne va pas vivre pour toujours. Oui, à 81 ans, Camille, que tout le monde appelle "Mamy" et à qui 85% de la clientèle fait la bise en arrivant, est seule en salle et sert à table depuis près de 30 ans, le délicieux couscous préparé par son mari algérien, de 23 ans son cadet. Les viandes sont super bonnes et copieuses, les légumes cuits du matin gardent croquant et goûts individuels, le jus est léger, peu gras, les pois chiche sont servis à part. Mamy est très gentille mais a un caractère de battante et n'a pas sa langue dans sa poche. A fermé en septembre 2009 à la suite du non renouvellement du bail par une nouvelle propriétaire sans cœur… Mamy est décédée en février suivant.


 

 

 

 

 

 

Non, Merci !

J'ai renoncé à indiquer ici la liste des endroits moyens, médiocres et de ceux où nous avons vraiment MAL mangé. Mais il y en aurait une bonne vingtaine déjà... Le pire, à mon avis, sont les endroits qui se donnent des "airs" de grands restaurants gastronomiques et qui ne servent que de la bouffe de brasserie cachée sous des sauces grasses et abondantes ou, pire, des copeaux de parmesan tout sec ou de la mauvaise huile de truffe. C'est lâche et épouvantable. Ils se reconnaîtront (probablement pas). Mais bon, il peut toujours s'agir d'un mauvais jour et on peut toujours donner une seconde chance aux gens.  Oui, soyons bons. Ahhhhh. Oui. Allez. :-) Mais bon, je ne vais pas leur faire de la pub. Et quoi encore ?

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